Une enquête a été ouverte après les propos antisémites tenus par une commerçante à Saint-Égrève, en Isère. Les ministres Laurent Nuñez et Aurore Bergé ont dénoncé ces propos, selon une information rapportée par Le Monde.
Des propos signalés et condamnés
Les faits se sont déroulés dans une boutique de la commune de Saint-Égrève. La commerçante aurait tenu des propos à caractère antisémite, ce qui a conduit à un signalement et à l'ouverture d'une enquête. Le parquet de Grenoble a confirmé l'ouverture d'une enquête pour provocation à la haine raciale.
Dans un communiqué, Laurent Nuñez, ministre délégué chargé de la Sécurité du quotidien, et Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, ont fermement condamné ces propos. Selon eux, de tels agissements sont « indignes » et ne sauraient être tolérés.
Une enquête confiée aux gendarmes
L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Saint-Égrève. Les investigations devront déterminer les circonstances exactes des faits et identifier d'éventuels autres protagonistes. La commerçante risque des poursuites pénales, pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Cet incident intervient dans un contexte de recrudescence des actes antisémites en France. Selon le ministère de l'Intérieur, les actes antisémites ont augmenté de 65 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Les ministres ont rappelé leur détermination à lutter contre toutes les formes de discriminations.
Réactions politiques et soutien à la communauté juive
Les réactions politiques n'ont pas tardé. Plusieurs élus locaux, dont le maire de Saint-Égrève, ont exprimé leur soutien à la communauté juive et condamné ces propos. Des associations de lutte contre l'antisémitisme, comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), ont salué la réactivité des autorités.
Dans un communiqué, le CRIF a déclaré : « Nous saluons la condamnation ferme des ministres et l'ouverture rapide d'une enquête. Il est essentiel que de tels actes soient sanctionnés avec la plus grande sévérité. » La commerçante, dont l'identité n'a pas été révélée, pourrait être entendue dans les prochains jours par les enquêteurs.
Cette affaire rappelle l'importance de la vigilance face à la montée des discours de haine. Les autorités appellent les témoins éventuels à se manifester auprès de la gendarmerie. L'enquête devra faire la lumière sur ces faits et permettre, le cas échéant, une sanction pénale exemplaire.



