Ex-dirigeants de Lafarge libérés sous contrôle judiciaire
Ex-dirigeants de Lafarge libérés sous contrôle judiciaire

Les ex-dirigeants du cimentier Lafarge, Bruno Lafont et Christian Herrault, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire ce mardi par la cour d'appel de Paris. Ils étaient incarcérés depuis leur condamnation mi-avril pour financement du terrorisme en Syrie.

Une décision de la cour d'appel

La cour d'appel a estimé que leur maintien en détention n'était pas indispensable, évoquant le choc carcéral subi depuis leur incarcération à la prison de la Santé. Bruno Lafont, 69 ans, et Christian Herrault, 75 ans, avaient été condamnés respectivement à six et cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt le 13 avril par le tribunal correctionnel de Paris.

Conditions de la libération

Dans le cadre de leur contrôle judiciaire, il leur est interdit de quitter le territoire national. Un cautionnement a été fixé : 100 000 euros pour Bruno Lafont et 90 000 euros pour Christian Herrault, à verser d'ici le 2 juillet. La cour n'a pas interdit aux deux hommes d'entrer en contact, contrairement à ce qu'avait requis le parquet général.

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Les deux anciens dirigeants ont été incarcérés dans la même cellule à la prison de la Santé. Leur avocate, Jacqueline Laffont, s'est dite soulagée et rassurée que les magistrats appliquent la loi et le droit.

Les faits reprochés

Bruno Lafont et Christian Herrault font partie des neuf prévenus reconnus coupables d'avoir versé, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria, près de 5,6 millions d'euros à des groupes djihadistes armés en 2013 et 2014. L'objectif était de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Tous les prévenus, y compris l'entreprise Lafarge condamnée à l'amende maximale de 1,125 million d'euros, ont fait appel. Ils seront rejugés dans les prochains mois. Lafarge doit également payer solidairement avec quatre de ses ex-cadres une amende douanière de 4,57 millions d'euros pour non-respect des sanctions financières internationales.

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