Un homme de 45 ans, souffrant d'une maladie musculaire rare et incurable, a décidé d'avancer son euthanasie à septembre 2026, après plus de 20 ans de combat contre la paraplégie spastique héréditaire. Selon HLN, la date initialement prévue en janvier 2027 a été déplacée à la troisième semaine de septembre 2026. Il a déjà subi 17 opérations lourdes et passé près de 600 jours à l'hôpital.
Une décision motivée par l'aggravation des symptômes
L'homme, qui a récemment fêté son 45e anniversaire, explique que les symptômes se sont considérablement aggravés. « Je souffre beaucoup plus de crises spastiques, ce qui entraîne l'apparition de nombreux effets secondaires supplémentaires, et malheureusement, la douleur s'est intensifiée. Il y a de moins en moins de moments où je peux simplement oublier un instant que je suis malade », a-t-il confié. Cette affection de la moelle épinière se caractérise par une raideur musculaire et une perte de force qui s'aggravent progressivement, rendant la vie quotidienne insupportable tant physiquement que mentalement.
Un anniversaire transformé en cérémonie d'adieu
Le quadragénaire a choisi de faire de son 45e anniversaire une cérémonie d'adieu, entouré de ses proches. « Après mûre réflexion et de nombreuses discussions avec les personnes et les médecins qui m'accompagnent, j'ai décidé d'avancer la date initialement prévue. Mon euthanasie est désormais prévue pour la 3e semaine de septembre 2026, au lieu de janvier 2027 », a-t-il précisé. Il demande que sa décision soit respectée, tout en comprenant les réactions de son entourage : « Je sais que certains seront tristes, peut-être en colère ou impuissants, ou qu'ils se poseront beaucoup de questions. Et c'est tout à fait normal. Je demande simplement que ma décision soit respectée. »
Un message d'espoir pour ses proches
À l'issue de son acte, il souhaite que ses proches retiennent avant tout ce message : « Profitez autant que possible de la vie et restez positifs. C'est ça, l'esprit ! Même si ce n'est pas toujours facile. » Cette histoire intervient dans un contexte de débat sur la fin de vie, notamment en France où le Conseil constitutionnel a récemment donné son feu vert à la loi sur la fin de vie, avec trois réserves. L'homme espère que son témoignage contribuera à une meilleure compréhension des choix difficiles auxquels sont confrontées les personnes atteintes de maladies incurables.



