Enquête pour violences sexuelles et physiques sur des enfants dans une structure ASE à Volx
Enquête pour violences sexuelles et physiques sur enfants à Volx

Une enquête a été ouverte pour des violences sexuelles et physiques commises sur des enfants au sein d'une structure accueillant des mineurs placés par l'aide sociale à l'enfance (ASE) à Volx, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a annoncé ce jeudi 9 juillet 2026 le procureur de la République de Digne-les-Bains, Antoine Pesme.

Signalement et ouverture de l'enquête

Le procureur a précisé que l'inspection académique avait adressé un signalement le 6 mai, conduisant à l'ouverture d'une enquête le 12 mai pour des violences commises sur des enfants par des éducateurs. Les faits incluent des violences psychologiques, des humiliations, des dénigrements répétés, des propos dévalorisants et de possibles mises en danger de mineurs. Un mineur a également rapporté des agressions sexuelles qu'il aurait subies de la part d'autres mineurs.

Plaintes et témoignages

Depuis l'ouverture de l'enquête, plusieurs plaintes ont été déposées, sans qu'un chiffre précis ne soit communiqué. Un père, dont la fille était placée dans la structure, a témoigné auprès de l'AFP qu'elle avait été frappée. Il a effectué un signalement auprès du collège de sa fille, ce qui a déclenché l'enquête. Le parquet a également reçu en juin un signalement du syndicat Force Ouvrière (FO), qui accompagne d'anciennes salariées licenciées après avoir dénoncé des violences physiques et des agressions sexuelles. Deux d'entre elles ont rapporté au journal local La Marseillaise que des mineurs travaillaient dans les champs du directeur après avoir été punis, et ont évoqué des « massages sensuels » et des « bisous sur la bouche » qu'une éducatrice aurait faits à des enfants.

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Position du directeur et du procureur

Sollicité par l'AFP, le directeur de la structure a nié l'ensemble des faits, affirmant avoir licencié ces salariées « pour des fautes graves et des maltraitances sur les enfants ». Il a justifié le travail dans les champs comme ayant une « visée pédagogique ». Le procureur Antoine Pesme a contesté cette vision, estimant que le travail dans les champs « ne peut pas être considéré comme une sanction pédagogique ». Il a ajouté : « Il y a clairement quelque chose qui ne va pas. Il y a un sujet de fonctionnement global de cette structure. » Le procureur a précisé qu'à ce stade, le directeur est davantage mis en cause sur la gestion que pour des violences directes.

Réaction du département

Le département des Alpes-de-Haute-Provence, en charge de l'ASE, a indiqué prendre « ces signalements avec le plus grand sérieux » et a annoncé que des investigations administratives sont en cours pour évaluer les conditions d'accueil des enfants au sein de la structure concernée.

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