Le maire de Clermont-l'Hérault visé par une enquête pour favoritisme sur un projet de crématorium
Enquête pour favoritisme visant le maire de Clermont-l'Hérault

Une enquête judiciaire secoue la municipalité de Clermont-l'Hérault

Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête préliminaire pour "prise illégale d'intérêt" et "favoritisme" concernant un projet de crématorium sur la commune de Clermont-l'Hérault. Les investigations, menées par la Section de recherches de Montpellier, ont conduit à des perquisitions le lundi 30 mars, visant notamment la mairie, la communauté de communes du Clermontais et une entreprise de pompes funèbres locale.

Des perquisitions pour saisir des documents clés

Les gendarmes, agissant sous l'autorité du procureur de la République de Montpellier, ont procédé à la saisie de nombreux documents administratifs et techniques. Leur objectif est de vérifier la régularité des procédures ayant conduit à l'attribution du marché pour ce projet de crématorium, estimé à plus de 4,5 millions d'euros. Ce projet, porté par un consortium incluant la Société nouvelle de crémation et des partenaires locaux, avait été choisi à l'unanimité par le conseil municipal début 2025.

Un possible conflit d'intérêts au cœur des soupçons

Le maire, Gérard Bessière, est pointé du doigt en raison de ses liens personnels. Il est en couple avec une Clermontaise dont la famille dirige les Pompes funèbres marbrerie clermontaise, une des sociétés intégrées au groupement retenu. Bien que le maire se soit déporté lors du vote de la délibération en janvier 2025, quittant sa place pour siéger dans le public, les enquêteurs examinent si son influence a pu persister dans le processus d'attribution.

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Le maire se défend et évoque un climat délétère

Joint par téléphone, Gérard Bessière a confirmé les perquisitions mais s'est dit confiant. "Des perquisitions dans les collectivités locales, il y en a beaucoup, c'est assez régulier", a-t-il déclaré. Il attribue cette démarche judiciaire à une dénonciation reflétant un "climat délétère" qui a débuté pendant la campagne des municipales. Le maire insiste sur la transparence du dossier, validé par le contrôle de légalité et la commission préfectorale du Coderst en février 2026.

Les étapes de l'enquête et les réactions officielles

À ce stade, aucune garde à vue n'a été décidée, et l'enquête en est à ses premières phases. Le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc'h, a refusé de communiquer pour préserver les investigations. Les documents saisis seront analysés pour déterminer s'ils sont incriminants pour le maire. Ce projet de crématorium, destiné à éviter aux familles des déplacements vers Montpellier, Béziers ou Sète, reste très attendu dans le Cœur d'Hérault, mais son avancée pourrait être affectée par ces développements judiciaires.

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