Enfant de 8 ans placé en foyer : l'avocate du père fait appel
Enfant de 8 ans placé en foyer : l'avocate du père fait appel

Le juge des enfants a ordonné, ce mardi 25 août, le placement en foyer pour une durée d'un an et un mois de Léo (prénom d'emprunt), ce garçon de 8 ans extrait du domicile de sa mère à Nîmes le 14 août dernier. Me Coralie Gay, l'avocate du père de l'enfant, a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

Une mesure prolongée après l'audience

Léo avait été provisoirement placé en foyer à Nîmes dans l'attente de l'audience devant le juge des enfants. Cette mesure a été prolongée à l'issue des débats de ce mardi. Selon Me Gay, le magistrat a estimé qu'il fallait permettre à l'enfant de souffler, loin de ses parents.

L'avocate du père regrette cette décision : « Nous avions demandé que mon client obtienne la garde de l'enfant. Mais le juge a estimé qu'il fallait procéder à des vérifications », a-t-elle déclaré. Elle précise que son client avait effectué toutes les démarches nécessaires pour accueillir son enfant à Alès, où il réside.

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Une affaire qui a ému les réseaux sociaux

L'affaire a été révélée par une vidéo montrant une voisine acheminant, à l'aide d'une corde, un sac rempli de nourriture à l'enfant, qui serait maltraité par son beau-père et sa mère. Ces images ont suscité un vif émoi sur les réseaux sociaux.

Le 14 août, Léo a été extrait du domicile maternel par les forces de l'ordre, en présence d'un médiateur, sur la base d'une ordonnance de placement rendue le 11 août. Cette demande avait été faite par la mère elle-même, « en proie à des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer », précisait la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, dans un communiqué du 16 août.

Une enquête pénale en cours

Le père de l'enfant avait effectué plusieurs signalements pour des faits de maltraitance, et une plainte avait été déposée en mars dernier. Une enquête pénale est ouverte pour des faits de « soustraction, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant mineur », selon la procureure. Celle-ci a précisé que cette enquête « permettra de confronter des éléments pour l'instant en partie non fiabilisés ».

De son côté, la mère conteste les faits de maltraitance, rappelant que l'enfant était suivi par des assistantes sociales depuis 2023. Dans l'attente de l'appel, les deux parents disposent d'un droit de visite auprès de Léo, à raison d'une fois par mois, dans un lieu médiatisé.

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