Le 2 mars 2022, la mort d'Yvan Colonna, poignardé à plusieurs reprises dans la prison d'Arles, a profondément marqué la Corse et la France. L'auteur présumé, Franck Elong Abé, un détenu radicalisé, sera jugé à partir du 12 mai 2026 devant la cour d'assises spéciale de Paris pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste.
Un procès très attendu
Ce procès intervient après une longue enquête qui a mis en lumière les failles du système pénitentiaire. Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Érignac, était incarcéré dans une maison centrale. Franck Elong Abé, également détenu, a profité d'un moment d'inattention pour s'en prendre à lui.
Les circonstances du drame
Le jour des faits, Franck Elong Abé, âgé de 36 ans, a pénétré dans la salle de sport de la prison où se trouvait Yvan Colonna. Muni d'un couteau artisanal, il a porté plusieurs coups à la gorge et au thorax du détenu. Malgré l'intervention rapide des surveillants, Yvan Colonna est décédé des suites de ses blessures.
Une enquête approfondie
Les enquêteurs ont rapidement établi que Franck Elong Abé avait agi seul, mais avec une détermination sans faille. Son profil de détenu radicalisé, lié à la mouvance islamiste, a été au cœur des investigations. Le parquet antiterroriste a requis une qualification terroriste pour l'acte.
Les enjeux du procès
Ce procès soulève de nombreuses questions, notamment sur la sécurité dans les prisons et la prise en charge des détenus radicalisés. La famille d'Yvan Colonna, qui réclame justice, sera présente lors des audiences. De son côté, la défense de Franck Elong Abé devrait plaider la préméditation mais contester la qualification terroriste.
Le verdict est attendu pour fin juin 2026. Ce procès pourrait avoir des répercussions politiques, notamment en Corse où la mort d'Yvan Colonna avait provoqué des manifestations et une crise politique.



