Un journaliste tunisien derrière les barreaux
Le journaliste tunisien Zied El-Heni a été placé en détention provisoire, a-t-on appris ce lundi 27 avril 2026. Cette décision fait suite à la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il critiquait ouvertement le président Kaïs Saïed. Une nouvelle affaire qui relance le débat sur la liberté de la presse en Tunisie.
Les faits reprochés
Zied El-Heni est accusé d’avoir porté atteinte au chef de l’État et d’avoir diffusé de fausses informations. Dans sa vidéo, il dénonçait la gestion du pays par le président Saïed et l’accusait de dérive autoritaire. Les autorités tunisiennes considèrent que ces propos constituent une violation de la loi sur la lutte contre les fake news et une atteinte à l’ordre public.
Une procédure controversée
L’arrestation de Zied El-Heni a suscité de vives réactions de la part des organisations de défense des droits de l’homme. Reporters sans frontières a dénoncé une « nouvelle attaque contre la liberté de la presse » et appelé à sa libération immédiate. De son côté, le Syndicat national des journalistes tunisiens a exprimé sa solidarité avec le journaliste et critiqué les méthodes du gouvernement.
Un climat de plus en plus répressif
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de durcissement du régime tunisien. Depuis le coup de force du président Saïed en 2021, de nombreux journalistes et opposants ont été poursuivis en justice. La liberté de la presse, pourtant l’un des acquis de la révolution de 2011, est aujourd’hui gravement menacée. Les observateurs internationaux s’inquiètent de cette dérive autoritaire et appellent les autorités à respecter les libertés fondamentales.
Zied El-Heni comparaîtra devant le tribunal dans les prochains jours. Son avocat a annoncé qu’il ferait appel de cette décision de placement en détention provisoire. La communauté internationale suit de près cette affaire, qui pourrait avoir des répercussions sur les relations entre la Tunisie et ses partenaires européens.



