Le président irakien, Abdel Latif Rachid, a nommé mardi 28 avril l'homme d'affaires Ali al-Zaidi au poste de Premier ministre désigné, le chargeant de former un nouveau gouvernement. Cette décision met fin à des mois de blocage politique depuis les élections législatives d'octobre 2025.
Un profil inattendu
Ali al-Zaidi, âgé de 54 ans, est un entrepreneur connu dans le secteur de la construction et des télécommunications. Il n'a jamais occupé de fonction politique auparavant, ce qui constitue une rupture avec la tradition irakienne où les Premiers ministres sont souvent issus des rangs des partis politiques. Sa nomination intervient après l'incapacité des principaux blocs à s'entendre sur un candidat de consensus.
Les défis à relever
Le nouveau Premier ministre désigné devra faire face à de nombreux défis : la corruption endémique, la crise économique, la dépendance au pétrole, ainsi que les tensions avec les factions armées. Il dispose d'un délai de trente jours pour présenter son équipe gouvernementale au Parlement pour approbation.
- Économie : L'Irak souffre d'une inflation élevée et d'un chômage massif, notamment chez les jeunes.
- Sécurité : Les attaques de l'État islamique ont diminué mais persistent, et les milices chiites influencent la politique.
- Politique étrangère : L'Irak doit naviguer entre les influences américaine et iranienne.
Réactions mitigées
Les réactions à cette nomination sont partagées. Certains voient en Ali al-Zaidi un technocrate capable de mener des réformes, tandis que d'autres doutent de sa capacité à résister aux pressions des partis traditionnels. Les manifestations de 2019 avaient réclamé un gouvernement indépendant des partis, ce que pourrait incarner al-Zaidi.
La communauté internationale suit de près cette évolution. Les États-Unis ont appelé à la formation rapide d'un gouvernement inclusif, tandis que l'Iran a exprimé sa volonté de coopérer avec le nouveau dirigeant.



