Drogue à Alès : la « nourrice » de Rochebelle condamnée à trois ans de prison
Drogue à Alès : la « nourrice » condamnée à trois ans

Le 21 septembre 2026, au palais de justice d'Alès, dans le Gard, un homme de 40 ans a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, assortis d'un maintien en détention. Il était jugé pour avoir détenu chez lui, dans le quartier de Rochebelle, environ 5 kg de cannabis et 1 kg de cocaïne, ainsi qu'un fusil de calibre 22 LR et du matériel de dealeur.

Une perquisition après un contrôle routier

Les faits remontent à la mi-septembre, lorsque les forces de l'ordre, lors d'une perquisition effectuée après un simple contrôle routier, ont découvert la drogue dans son logement de Rochebelle. L'homme, qui se présentait lors de sa garde à vue comme une « nourrice », a été placé en détention provisoire trois jours avant son procès.

Devant la présidente de l'audience, Élodie Thebaud, et ses assesseurs, le prévenu a expliqué sa situation : « Avec le temps, je me suis endetté, ce qui m'a amené à faire des crédits, et je suis entré dans un engrenage. » Il a également déclaré avoir été obligé, sous la menace d'une arme, de garder de la drogue pour une dette de « 500, 600 euros ». Une tâche qu'il aurait accomplie depuis trois semaines.

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« J'ai cédé à la pression »

Le prévenu, cocaïnomane depuis deux ans, a confié : « J'ai cédé à la pression. J'ai eu peur pour ma vie et pour ma famille. » Il a ajouté : « Je suis malade de cette drogue. Il faut absolument que je me soigne. » Il a également assuré qu'il avait « en tête de faire une cure, de reprendre (sa) vie en mains ».

Lorsque la présidente a évoqué les personnes qui l'auraient menacé, le mis en cause a répondu : « D'abord, c'est des surnoms que j'avais. C'est des fous ! Je n'ai pas eu le choix… »

La charge du procureur

Abdelkrim Grini, le procureur de la République, a vivement réagi : « Vous nous racontez des balivernes depuis tout à l'heure ! Vous essayez de nous prendre aux sentiments avec votre situation personnelle. » Il a également souligné que chez le prévenu, « c'était une véritable caverne d'Ali Baba. Il y avait la panoplie parfaite du trafiquant de stupéfiants. »

Le procureur a requis quatre ans de prison, dont un avec sursis probatoire, et un maintien en détention, en déclarant : « Vous n'êtes pas une victime ! À votre niveau, vous participez au trafic de stupéfiants […] Je ne dis pas que vous êtes le Pablo Escobar d'Alès… »

La défense plaide la contrainte

Me Camille Monestier, l'avocate de la défense, a relayé qu'« il n'a pas eu d'autre choix », que « c'était contre son gré », qu'« il s'est retrouvé pris à son propre piège ». Elle a milité pour un sursis probatoire ou, au pire, un bracelet électronique, ajoutant : « Sa participation, il faut la circonscrire à la réalité du dossier. »

Le prévenu, qui compte onze mentions sur son casier judiciaire, a finalement demandé « la clémence » du tribunal. Les juges l'ont condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, assortis d'un maintien en détention.

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