Lorsqu’un divorce est prononcé aux torts exclusifs du mari, les conséquences financières peuvent être lourdes. Selon les informations rapportées par Le Monde dans son édition du 29 août 2026, le conjoint jugé responsable de la rupture peut perdre le droit de percevoir une prestation compensatoire, mais conserve néanmoins la possibilité d’obtenir une pension alimentaire pour lui-même ou pour les enfants.
Perte de la prestation compensatoire
La sanction principale concerne la prestation compensatoire, cette somme destinée à compenser la disparité de niveaux de vie créée par le divorce. D’après l’article, aux torts exclusifs du mari, celui-ci ne peut pas en bénéficier. En revanche, si l’épouse est également en tort, la prestation peut être maintenue, mais son montant est souvent réduit.
Dommages-intérêts possibles
Le divorce aux torts exclusifs ouvre aussi la porte à des dommages-intérêts. L’épouse peut en demander si elle prouve un préjudice distinct, comme une violence morale ou une atteinte à son honneur. Ces dommages-intérêts viennent s’ajouter aux autres mesures financières et ne sont pas automatiques : ils doivent être demandés au juge.
Pension alimentaire maintenue
Malgré la faute, la pension alimentaire reste possible. Que ce soit pour l’épouse dans le besoin ou pour les enfants, cette pension n’est pas supprimée par la reconnaissance des torts. Le juge l’accorde en fonction des ressources et des besoins, indépendamment de la responsabilité dans la rupture.
En pratique, le divorce aux torts exclusifs du mari peut donc avoir un coût significatif. Selon l’article, les avocats conseillent souvent de négocier pour éviter une procédure longue et coûteuse. Le montant exact des sanctions dépend de la situation du couple, mais la perte de la prestation compensatoire et les éventuels dommages-intérêts peuvent représenter des sommes importantes. Il est recommandé de consulter un avocat spécialisé pour évaluer les options.



