Disparition de Manon Relandeau : 100 gendarmes mobilisés, son conjoint arrêté en Algérie
Disparition Manon Relandeau : 100 gendarmes, conjoint arrêté

Recherches intensifiées pour retrouver Manon Relandeau

La gendarmerie a annoncé ce mercredi 29 avril 2026 une « montée en puissance » des moyens déployés pour retrouver Manon Relandeau, une jeune mère de famille de la région nantaise. Son conjoint a été interpellé en Algérie et elle pourrait avoir été tuée. Plus de cent gendarmes sont mobilisés, avec des équipes cynophiles et la brigade fluviale.

Des moyens technologiques importants

Depuis lundi, des drones de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) sont engagés. L’un, utilisé de jour, permet de repérer des « anomalies de terrain » comme des traces de passage de voitures ; l’autre, thermique, est utilisé de nuit pour cartographier des « sources de chaleur », a expliqué le capitaine Aurélien Schlossman devant la presse.

Depuis le 3 avril, date du signalement de la disparition, plus de cent gendarmes ont été mobilisés, des équipes cynophiles et la brigade fluviale engagées, et une cellule nationale d’enquête, dirigée par la section de recherches de Nantes, a été créée.

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Un large périmètre de recherche

Le périmètre de recherche, autour de Saint-Étienne-de-Montluc, à l’ouest de Nantes, s’étend sur « plusieurs dizaines de kilomètres carrés », a précisé le lieutenant-colonel Gonzague Caffart, qui s’exprimait devant la ferme où travaillait Manon Relandeau avant sa disparition. La zone comprend de nombreux marais et étiers « difficilement accessibles », des zones « marécageuses et boueuses » avec « peu d’habitations », où il est « difficile de progresser ». Un nouveau survol par hélicoptère doit être effectué dans la journée.

Le conjoint arrêté en Algérie

Le parquet a annoncé mardi l’arrestation en Algérie du conjoint de Manon Relandeau, un Algérien de 41 ans, qui avait pris l’avion le 2 avril avec leur fille alors âgée de 15 mois. L’enfant était avec lui au moment de son interpellation, a précisé le parquet, qui avait ouvert début avril une enquête pour meurtre et enlèvement. Interrogé par l’AFP, le procureur n’a pas souhaité s’exprimer sur les procédures en cours ou sur une éventuelle demande d’extradition.

Un suspect déjà connu de la justice

Le suspect était déjà connu de la justice, condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l’époque. Dans ce dossier, deux personnes ont par ailleurs été mises en examen les 22 et 23 avril pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « modification des lieux d’un crime », a indiqué Antoine Leroy. Ces deux personnes ont été placées en détention provisoire.

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