Lyon : deux nouvelles arrestations dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque
Deux nouvelles arrestations dans l'affaire Quentin Deranque à Lyon

Deux nouvelles arrestations dans l'affaire Quentin Deranque à Lyon

Ce mercredi matin, deux hommes soupçonnés d'avoir participé aux violences ayant entraîné la mort du militant d'ultradroite Quentin Deranque à Lyon ont été arrêtés, selon une source policière. Ces interpellations surviennent deux semaines après une première vague d'arrestations dans cette enquête complexe.

Les détails des arrestations

Les deux individus, âgés respectivement de 22 et 26 ans, ont été arrêtés dans la région lyonnaise et dans le département de l'Aube. Une source policière a déclaré : « On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque », indiquant ainsi un tournant significatif dans l'enquête.

Le contexte des faits

Quentin Deranque, militant de 23 ans, a été violemment frappé le 12 février par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le jeune homme était présent pour assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé deux jours plus tard, le 14 février.

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Les précédentes interpellations

Les 17 et 18 février, onze personnes avaient déjà été interpellées dans plusieurs départements français. Parmi elles, sept étaient soupçonnées d'avoir participé directement aux violences, tandis que les quatre autres étaient accusées d'avoir aidé les agresseurs à se soustraire à la justice.

Les mises en examen et profils des suspects

Six hommes suspectés d'avoir porté des coups à Quentin Deranque ont été mis en examen pour « homicide volontaire » et un septième pour « complicité ». Six d'entre eux ont été écroués et un placé en détention provisoire.

Âgés de 20 à 26 ans, ces sept individus sont, selon une source proche du dossier, « connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde ». Ce mouvement d'ultragauche, fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault, a été dissous en juin dernier. Deux des suspects étaient collaborateurs du parlementaire, ajoutant une dimension politique à cette affaire.

L'évolution de l'enquête

Ces nouvelles arrestations marquent une étape importante dans l'enquête judiciaire, qui cherche à établir précisément les responsabilités de chacun dans cette tragédie. Les autorités semblent désormais concentrer leurs efforts sur les derniers maillons de la chaîne des événements qui ont conduit au décès du jeune militant.

L'affaire continue de susciter de vives réactions dans le paysage politique français, mettant en lumière les tensions entre mouvements d'extrême droite et d'ultragauche, ainsi que les violences qui peuvent en découler lors de manifestations ou d'événements publics.

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