Un double sauvetage miraculeux en Charente en 2009
En 2009, la région de la Charente a été le théâtre de deux événements extraordinaires qui défient les statistiques et réchauffent les cœurs. À trois semaines d'intervalle, deux jeunes filles, Justine et Géraldine, sont tombées dans des puits profonds d'environ vingt mètres, pour en ressortir quasiment indemnes grâce à l'intervention héroïque des pompiers. Ces incidents, survenus en Charente-Maritime et en Charente, illustrent à la fois la fragilité de la vie et la puissance des secours organisés.
Le premier sauvetage : Justine à Plassac
Le 16 mars 2009, en fin de journée, Justine, âgée de quatre ans et demi, accompagnait ses parents chez des voisins au village de Chautignac, à Plassac, près de Jonzac en Charente-Maritime. Alors qu'elle jouait à l'extérieur avec deux autres enfants, l'inimaginable se produit : elle tombe dans un puits. Ses camarades, alertées par ses cris, préviennent immédiatement les adultes, qui contactent les secours. Un pompier de Jonzac descend rapidement dans le puits et découvre Justine, miraculeusement presque sans blessures. Cet épisode, relaté à l'époque par le journal Sud Ouest, marque le début d'une série de coïncidences troublantes.
Le second sauvetage : Géraldine à Barbezieux
Trois semaines plus tard, le 5 avril 2009, Géraldine Grandeau, trois ans et demi, venue d'Angoulême, se rend avec sa mère chez ses grands-parents à Barbezieux, dans le département de la Charente. La famille restaure une maisonnette au lieu-dit Les Janaux, situé près de l'ancienne nationale 10 et d'une voie ferrée reconvertie en piste cyclable, la Voie verte. Alors que sa mère et sa grand-mère sont à l'intérieur, Géraldine joue dehors sous la surveillance de son grand-père, qui bricole à proximité.
Malgré les protections en place – des parpaings et une planche de bois –, la petite fille parvient à dégager un espace de 40 × 40 centimètres et tombe dans un puits de dix-huit mètres de profondeur. Son grand-père l'entend crier et alerte aussitôt les secours. Les pompiers de Barbezieux arrivent en un temps record et communiquent avec Géraldine, qui s'agrippe aux pierres au fond du puits, l'eau ayant amorti sa chute. Un sapeur-pompier descend en cordée, la saisit et la remonte après vingt minutes passées dans l'eau froide. Elle est ensuite prise en charge par le Samu, présent sur place.
Des blessures légères et une issue heureuse
Les médecins diagnostiquent une légère hypothermie et quelques contusions bénignes chez Géraldine. Par précaution, elle est conduite au service de pédiatrie de l'hôpital de Girac à Angoulême. Alain Van der Straeten, lieutenant de gendarmerie à Barbezieux, exprime l'émotion générale dans Sud Ouest en déclarant : « On est tous ravis. » De même, Justine s'en était sortie avec des blessures minimes, confirmant ainsi l'adage que les miracles peuvent se répéter.
Une leçon de prudence pour l'avenir
Si ces deux histoires se terminent de manière heureuse, le journal Sud Ouest rappelait dans son édition du 6 avril 2009 que « la roue du destin ne tourne pas toujours dans le même sens ». Il soulignait l'importance pour les propriétaires de puits de sécuriser efficacement ces ouvrages, afin d'éviter de futurs accidents. Ces événements servent de rappel poignant sur la nécessité de la vigilance et de la prévention, surtout dans les zones rurales où de tels risques existent.
Ces sauvetages extraordinaires, survenus à douze ans d'intervalle, restent gravés dans la mémoire collective de la région, témoignant du courage des secouristes et de la résilience des plus jeunes.



