Un procès pour vols mène à une incarcération de deux ans au tribunal d'Alès
À l'issue de son procès, un homme de 31 ans, originaire des Cévennes et surnommé 'la grande figure de la terreur au Vigan' par le ministère public, a été condamné à un séjour de deux ans derrière les barreaux. Le jugement a été rendu au palais de justice d'Alès, dans le Gard, lors d'une audience présidée par Claire Sarode, le lundi 13 avril 2026.
Un casier judiciaire chargé et une défense basée sur l'oubli
Le prévenu, schizophrène mais déclaré pénalement responsable par une expertise psychiatrique, est très défavorablement connu de la Justice. Son casier judiciaire compte douze mentions, dont deux condamnations à des peines de cinq et quatre ans de prison ferme, ayant entraîné une incarcération entre 2015 et 2021. Lors de l'audience, il était encadré par trois gendarmes et devait répondre de deux chefs de prévention pour vols.
Pour ces affaires, le mis en cause a adopté une défense répétitive, affirmant 'Je ne m'en souviens pas' ou niant les faits qui lui étaient reprochés. Son avocat, Me Guillaume Garcia, a tenté de rejeter la jonction des deux dossiers, espérant éviter un mandat de dépôt, mais en vain.
Les détails des vols et les arguments contradictoires
Les accusations portent sur deux vols distincts au Vigan. D'abord, fin février, le trentenaire est accusé d'avoir volé à un coiffeur, dans son salon, des accessoires, de l'argent liquide et un téléphone, tout en menaçant de sortir un couteau et en évoquant des égorgements et des explosifs. Ensuite, en octobre de l'année précédente, il est prévenu d'avoir dérobé à un jeune homme sous curatelle une trottinette électrique, une console de jeux, une enceinte et une cigarette électronique, en invoquant une dette de stupéfiants non réglée. Il a été interpellé alors qu'il se présentait à la gendarmerie avec la trottinette décrite par la victime.
Le substitut Quentin Larroque a fermement soutenu les accusations, déclarant 'Moi, je vous dis qu'il les a commis' et requérant quatre ans de détention avec mandat de dépôt, qualifiant l'homme de dangereux et indigne de confiance. En réponse, Me Garcia a critiqué la sévérité des réquisitions, dénonçant une enquête bâclée pour l'affaire du salon de coiffure et invoquant un doute raisonnable pour le vol de trottinette, qu'il a qualifié de nébuleux et vaseux. L'avocat a réclamé une relaxe pour son client.
Une condamnation malgré les efforts de la défense
Les juges, après avoir joint les deux dossiers, ont été moins sévères que le parquet mais ont tout de même prononcé une condamnation à deux ans de détention, assortie d'un mandat de dépôt. Cette décision met fin à une audience marquée par des tensions entre l'accusation et la défense, soulignant les défis liés à la justice pénale pour les individus aux antécédents complexes.



