Harcèlement : Delogu (LFI) dénonce une plainte policière
Delogu dénonce un harcèlement après une plainte

Le député La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu a dénoncé, mercredi 26 août 2026, un « harcèlement » après le dépôt d'une plainte pour outrage par un policier. Il affirme être victime de pressions et de menaces depuis cette procédure.

Une plainte pour outrage suivie de pressions

Le parlementaire des Bouches-du-Rhône, connu pour ses actions coup de poing dans l'hémicycle, a expliqué avoir été informé de cette plainte déposée par un fonctionnaire de police. Selon lui, cette plainte s'inscrit dans un contexte de tensions récurrentes avec les forces de l'ordre.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Sébastien Delogu a dénoncé des « pressions » et des « menaces » qu'il dit subir depuis le dépôt de cette plainte. Il a également fait état de « convocations » et de « filatures » dont il serait l'objet, sans fournir de preuves à l'appui.

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Un député habitué des actions spectaculaires

Élu en 2022 sous l'étiquette LFI, Sébastien Delogu s'est fait remarquer à plusieurs reprises par des actions spectaculaires. En mai 2024, il avait notamment été exclu de l'Assemblée nationale pour avoir brandi un drapeau palestinien lors d'une séance de questions au gouvernement. Plus récemment, il a été condamné pour avoir frappé un agent de sécurité qui l'avait empêché d'accéder à une manifestation, une condamnation qu'il a contestée.

Cette nouvelle affaire intervient alors que les relations entre certains élus de La France insoumise et les forces de l'ordre sont particulièrement tendues. Plusieurs députés LFI ont déjà fait l'objet de plaintes ou de signalements de la part de policiers, notamment lors de manifestations ou de contrôles.

Une procédure qui pourrait se poursuivre

La plainte pour outrage déposée par le policier pourrait donner lieu à une enquête préliminaire. Selon le code pénal, l'outrage à personne dépositaire de l'autorité publique est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. Toutefois, la procédure pourrait être classée sans suite, faute de preuves suffisantes.

De son côté, Sébastien Delogu affirme qu'il ne cédera pas à ce qu'il considère comme une tentative d'intimidation. Il a annoncé son intention de saisir le défenseur des droits pour dénoncer un « usage abusif » de la procédure. Cette affaire pourrait également avoir des répercussions politiques, alors que la Nupes, dont LFI est membre, cherche à maintenir son unité face aux critiques.

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