Cyberharcèlement : enquête ouverte après les menaces visant Gisèle Journo
Cyberharcèlement : enquête après menaces contre Gisèle Journo

Le parquet de Paris a confirmé, jeudi 21 août, l'ouverture d'une enquête pour cyberharcèlement et menaces de mort visant Gisèle Journo, agente d'influenceurs. Cette procédure fait suite à une vague de messages violents reçus par l'agente, qui représente notamment plusieurs créateurs de contenu populaires.

Une plainte déposée après des messages violents

Gisèle Journo a déposé plainte après avoir été la cible de nombreux messages haineux sur les réseaux sociaux. Selon les informations rapportées par Le Monde, ces messages comportaient des menaces de mort et des insultes à caractère sexiste. L'agente, connue pour son travail avec des influenceurs comme Léna Situations ou encore Johan Papz, a décidé de porter l'affaire devant la justice.

L'enquête a été confiée à la Brigade centrale de lutte contre les crimes contre les personnes (BCLCCP). Les investigations devront identifier les auteurs de ces messages et déterminer les circonstances de cette campagne de harcèlement.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un phénomène croissant de cyberviolence

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de multiplication des cyberviolences en France. Selon une étude récente, près de 73 % des femmes journalistes et personnalités publiques ont déjà été victimes de cyberharcèlement. Les agences d'influenceurs, en première ligne, sont de plus en plus souvent confrontées à ces comportements.

Gisèle Journo, qui a cofondé l'agence Gleam, a exprimé son inquiétude face à cette escalade. Dans un entretien accordé à nos confrères, elle a déclaré : « Nous ne pouvons pas laisser ces menaces impunies. Il est temps que la justice prenne pleinement la mesure de ce phénomène. »

Une réponse judiciaire attendue

L'ouverture de cette enquête marque une étape importante dans la lutte contre le cyberharcèlement. Les associations de défense des droits des femmes ont salué cette décision, tout en appelant à une meilleure formation des enquêteurs et à des sanctions plus dissuasives.

La BCLCCP devra maintenant auditionner les personnes impliquées et analyser les contenus signalés. Les peines encourues pour cyberharcèlement peuvent aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Pour menaces de mort, la peine maximale est de sept ans de prison et 100 000 euros d'amende.

L'affaire est suivie avec attention par la profession, qui espère que cette procédure aboutira à des condamnations exemplaires.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale