Ce vendredi marque le premier anniversaire de la catastrophe aérienne d’Ahmedabad, en Inde, où un avion d’Air India s’est écrasé. Le Boeing 787 Dreamliner, à destination de Londres, venait à peine de décoller lorsqu’il a percuté un établissement médical. L’accident a causé la mort de 241 personnes à bord, dont 169 Indiens et 52 Britanniques. Dix-neuf autres personnes présentes sur le site de l’impact ont également perdu la vie, et 67 blessés graves ont été dénombrés.
Un seul survivant
Ce crash n’a fait qu’un seul survivant : Vishwash Kumar Ramesh, qui a perdu son frère et a qualifié sa survie de « miracle ». Un an après, ce citoyen britannique a pris la parole pour exiger des réponses et a évoqué les conséquences du drame sur sa situation financière, rapporte The Guardian.
Un rapport final qui se fait attendre
Le rapport final des enquêteurs n’a pas encore été publié. Seul un rapport préliminaire, dévoilé 30 jours après le drame, avait révélé que l’alimentation des moteurs avait été coupée peu après le décollage. En mai, le ministre indien de l’Aviation civile a indiqué que l’enquête était dans sa « dernière phase » et que le rapport serait « vraisemblablement » finalisé pour l’anniversaire de l’accident.
En attendant les conclusions, le rescapé a parlé de ses « cicatrices psychologiques profondes ». Il a reçu 21 500 livres (24 900 euros) de la part d’Air India, une somme jugée insuffisante par son avocat, Sanjiv Patel. D’autant plus que le Britannique est désormais confronté à d’importantes difficultés financières, étant incapable de reprendre le travail normalement. Sa femme, son fils de 5 ans et lui vivent avec moins de 1 000 livres par mois, soit 1 158 euros.
« Les familles méritent de la clarté »
« Je vis avec des cicatrices psychologiques importantes, la perte de mon frère et des questions sans réponse sur comment et pourquoi c’est arrivé », a-t-il confié à la Press Association. « Les familles méritent de la clarté », a-t-il insisté. Son avocat souligne que des discussions avec des dirigeants d’Air India et du groupe Tata, l’actionnaire majoritaire de la compagnie, ont récemment abouti à « quelques avancées positives », plusieurs points restant encore en suspens. Le rescapé a toutefois décidé d’engager des poursuites civiles.
De son côté, Air India a confirmé rester en « contact étroit » avec Vishwash Kumar Ramesh et son équipe. La compagnie aérienne a assuré qu’elle œuvrait pour qu’un « soutien approprié continue de lui être apporté ». Son avocat a, lui, souligné le manque de soutien du gouvernement britannique aux familles de victimes, alors qu’il s’agit de l’une des pires catastrophes aériennes impliquant ses citoyens ces dernières années.



