Course-poursuite filmée par la télé à Nîmes : découverte d'une arme de guerre, jusqu'à 7 ans ferme
Course-poursuite filmée à Nîmes : arme de guerre, 7 ans ferme

Une course-poursuite de la Bac filmée en direct à Nîmes mène à la découverte d'une arme de guerre

Le tribunal correctionnel de Nîmes a révélé ce jeudi 26 mars 2026 une affaire judiciaire étonnante qui s'est déroulée le 4 février 2024. Ce jour-là, une équipe de télévision était embarquée avec la Brigade anti-criminalité (Bac) pour réaliser un reportage lorsqu'elle a assisté en direct à une spectaculaire course-poursuite.

Une poursuite à haute vitesse filmée par les caméras

Les événements ont débuté dans le secteur de l'avenue Kennedy à Nîmes, où les policiers de la Bac ont pris en chasse une voiture roulant à vive allure. La poursuite s'est rapidement transformée en course effrénée avec des pointes de vitesse atteignant 180 km/h sur la route de Montpellier, puis dans le quartier de la Bastide.

La situation a pris un tournant dramatique lorsque le véhicule des fuyards, une Clio, a rencontré un problème mécanique l'obligeant à rouler à seulement 30 km/h. Malgré cela, trois des quatre occupants ont réussi à prendre la fuite en abandonnant leur voiture qui a fini sa course dans un fossé.

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L'arrestation et la découverte macabre

Le quatrième suspect, coincé dans des ronces, a été interpellé par les policiers de la Bac sous l'œil des caméras de télévision. C'est lors de cette intervention que les forces de l'ordre ont fait une découverte alarmante : un fusil-mitrailleur était présent dans le véhicule abandonné.

L'homme arrêté a immédiatement été placé en garde à vue, et une enquête judiciaire a été ouverte avec la désignation d'un magistrat instructeur. Cette découverte d'arme de guerre a donné une dimension particulièrement grave à cette affaire initialement liée à une simple infraction routière.

Deux ans d'instruction et un procès retentissant

Après près de deux années d'instruction minutieuse, le juge a décidé de renvoyer quatre hommes devant le tribunal correctionnel. Ils étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, et pour deux d'entre eux, pour détention d'armes : l'un pour le transport d'un pistolet 9 mm, l'autre pour celui du fusil-mitrailleur découvert lors de l'interpellation.

Lors de l'audience du jeudi 26 mars, le président Reynes a rappelé aux prévenus la gravité des faits et a replacé l'affaire dans son contexte. Cette course-poursuite s'inscrivait en effet dans un climat de règlements de comptes et de tentatives de prise de contrôle de points de deal, comme en témoigne l'homicide survenu le 20 février 2024 au Mas de Mingue.

Des peines sévères prononcées

Le parquet a requis des condamnations sévères lors d'une audience qui s'est prolongée tard dans la soirée. La défense, assurée par plusieurs avocats dont Mes Ludivine Gloriès et Chrystèle Georges, a tenté de limiter la portée des réquisitions du ministère public.

Après délibération, les quatre prévenus ont été reconnus coupables et ont écopé de peines allant jusqu'à sept ans de prison ferme. La défense n'a pas immédiatement indiqué si des appels seraient formés contre ces décisions judiciaires.

Cette affaire illustre de manière spectaculaire le travail des forces de l'ordre et les risques encourus par ceux qui s'adonnent à des activités criminelles, d'autant plus lorsqu'elles impliquent des armes de guerre. La présence fortuite d'une équipe de télévision a permis de documenter de manière exceptionnelle cette intervention policière hors du commun.

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