Un couple de l'Hérault coincé à Dubaï dans l'attente d'un retour impossible
Carole et Sébastien, un couple originaire de Mireval dans l'Hérault, près de Sète, vivent un cauchemar depuis le vendredi 6 mars 2026. Leur vol de retour prévu via Rome et Milan a été purement et simplement annulé, les laissant bloqués à Dubaï où ils étaient arrivés le 23 février pour des vacances. Le contexte des tensions liées à la guerre en Iran a complètement bouleversé leur séjour.
Des vacances transformées en piège
"On voulait partir en vacances à New York initialement, mais c'était la saison des tempêtes de neige. Au final, le jour du départ pour Dubaï, New York était paralysé par la neige… On pensait avoir fait le bon choix", explique Sébastien. Ce qui devait être une échappatoire se transforme aujourd'hui en véritable piège géopolitique.
Dès que la guerre en Iran s'est déclarée, le couple a contacté le consulat de France. "On a eu le consulat au téléphone il y a trois jours. Il nous a apporté aucune solution hormis de nous dire d'appeler la compagnie et de surveiller le site de Dubaï airport", raconte Sébastien. Les autorités ont bien pris leurs informations pour les recontacter, mais depuis, plus aucune nouvelle.
L'impuissance face au silence des institutions
Le couple se retrouve dans une situation d'abandon total. "Le consulat ne nous rappelle pas tout comme la compagnie aérienne. Et en plus s'il y en a, les vols sont super chers", déplore Sébastien. Lors d'une rencontre avec des touristes belges au musée du futur, ils ont découvert que ces derniers avaient au moins reçu une proposition : prendre un bus vers Oman pour ensuite pouvoir embarquer dans un avion.
Pour aggraver leur situation, Carole et Sébastien ont été mis dehors de leur Airbnb vendredi soir "car d'autres personnes arrivaient après nous". Heureusement, ils ont trouvé refuge chez des Français résidant à Dubaï, évitant ainsi la rue.
Une vie quotidienne entre normalité et alertes
Malgré les circonstances dramatiques, le couple décrit une vie à Dubaï qui continue presque normalement. "La vie quotidienne est très bien. Tout est ouvert, il n'y a aucune panique. Vendredi, on était à la marina, il y avait beaucoup de monde", témoignent-ils. Pourtant, leurs téléphones reçoivent régulièrement des alertes les avertissant de "possibles menaces de missiles" et leur demandant de se "mettre à l'abri dans l'immeuble le plus proche" et de "rester loin des fenêtres, vitres et portes".
La douleur de la séparation familiale
Le plus difficile pour Carole et Sébastien reste la séparation d'avec leurs deux enfants, âgés de 3 et 6 ans, actuellement chez les grands-parents en Île-de-France. "Cela commence à être dur pour ma compagne dans les deux enfants", confie Sébastien. Leur famille en France ne cesse de s'inquiéter pour eux, même si le couple assure que "côté sécurité, on est bien, à part les trois petits incendies".
Les Mirevalais sont désormais contraints d'attendre dans l'incertitude la plus totale, espérant que des solutions émergeront rapidement pour leur permettre de retrouver leurs enfants et leur foyer dans l'Hérault.



