Fraude à l'AVS : un couple de retraités suisses avoue après dix ans de détournement
Un couple de retraités suisses, âgé de 75 ans, a été condamné par la justice zurichoise pour une fraude à l'assurance vieillesse et survivants (AVS) estimée à plus de 300 000 euros. Pendant dix ans, ces septuagénaires ont dissimulé un patrimoine d'un million d'euros réparti sur huit comptes bancaires afin de percevoir indûment des prestations complémentaires de l'État. Finalement, ils ont décidé de se dénoncer aux autorités.
Une dissimulation systématique des avoirs
Selon le média suisse NZZ, le couple déclarait vivre avec une rente AVS de 1 419 francs suisses, soit un peu plus de 1 500 euros par mois. Ils affirmaient également posséder environ 75 000 euros sur trois comptes bancaires différents. En réalité, ils détenaient sept comptes bancaires sur lesquels étaient déposés un total de 1 140 000 euros. Cette dissimulation leur a permis de recevoir environ 280 000 francs suisses, équivalant à 304 000 euros, en prestations complémentaires sur la période.
Pendant toute cette décennie, le couple a vécu sereinement sans toucher à leur épargne cachée, profitant ainsi des aides sociales auxquelles ils n'avaient pas droit. Malgré deux contrôles effectués par les autorités, ils n'ont pas révélé leur fraude. Ils ont même ouvert un huitième compte bancaire non déclaré pour y déposer plus de 30 000 euros supplémentaires, évitant ainsi toute déclaration fiscale.
Une condamnation malgré les aveux
Après s'être dénoncés, le couple a accepté de rembourser les sommes perçues frauduleusement. Cependant, ils ont dû comparaître devant la justice zurichoise. Le Ministère public de Zurich-Limmat les a condamnés à une amende de 3 894 euros et des frais de 1 081 euros chacun, ainsi qu'à plus de 15 000 euros de sursis. Cette affaire met en lumière les mécanismes de fraude sociale et les conséquences juridiques qui en découlent, même lorsque les auteurs se repentent.
Cette condamnation intervient dans un contexte où les fraudes aux aides sociales font l'objet d'une vigilance accrue des autorités suisses et internationales. Elle souligne l'importance des contrôles et de la transparence financière pour préserver l'intégrité des systèmes de protection sociale.



