Au lendemain du meurtre d'une adolescente de 14 ans sur le chemin de son collège à Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne, l'établissement a rouvert ses portes aux élèves ce jeudi matin. Les élèves souhaitant être accueillis ont préféré ne pas s'exprimer face à la presse.
Témoignage d'une mère de famille
« C'est très difficile […]. C'est l'horreur absolue », témoigne une mère de famille ne souhaitant pas donner son nom, rare personne à accepter de témoigner devant les médias présents, dont l'AFP. « On a parlé » du drame en famille mercredi soir, ajoute-t-elle, disant « encourager » ses filles, dont l'une « connaissait très très bien » la victime, à se rendre à la cellule psychologique mise en place au sein du collège.
Ce jeudi matin, « j'ai accompagné mes enfants », a poursuivi cette mère. « D'habitude, elles prennent le bus, mais ce matin je voulais être là pour elles, c'était important d'être là pour mes filles », continue-t-elle, envahie par « la tristesse ».
Hommages et soutien
L'établissement, situé à quelques centaines de mètres du lieu où la victime est décédée de ses blessures à l'arme blanche, est ouvert jeudi à « ceux qui veulent », a indiqué le rectorat, qui précise que les cours sont maintenus. Deux bougies et deux bouquets de roses blanches ont été déposés devant les grilles du collège, a constaté une journaliste de l'AFP.
La préfète de l'Aisne, Fanny Anor, et le recteur d'Amiens, Pierre Moya, se sont rendus sur place jeudi matin pour apporter leur soutien à la communauté éducative et aux élèves mais n'ont pas souhaité parler à la presse. À leur arrivée sur place, les élèves étaient accompagnés à l'intérieur de l'établissement par des gendarmes et des personnels du collège.
Dispositif d'accueil
Le rectorat a précisé avoir constitué des binômes de personnels formés par l'Éducation nationale, afin de préparer la « première heure » du retour en classe. L'enquête, ouverte pour assassinat, a mené à l'interpellation, mercredi en fin d'après-midi, d'un homme de 23 ans qui pourrait être un ex-petit ami de la victime, selon le parquet de Soissons.



