« Situation absurde » : coincée dans une maison menaçant de s’écrouler à Noisy-le-Grand
Coincée dans une maison menaçant de s’écrouler à Noisy-le-Grand

« Situation absurde » : le calvaire de Gaëlle, coincée dans une maison menaçant de s’écrouler à Noisy-le-Grand

Près de quatre ans après l’apparition de fissures sur la façade de sa maison, Gaëlle Gaudron est bloquée. Faute d’accès au pavillon mitoyen, inoccupé en raison d’une succession non réglée, aucun expert ne peut intervenir.

« La nuit je fais des insomnies de peur que ma maison s’écroule sur moi ! » Depuis bientôt quatre ans, Gaëlle Gaudron vit dans l’angoisse. La cause de cette crainte est visible depuis la rue : la façade de son pavillon de Noisy-le-Grand, situé au 9, rue des Deux-sœurs, est lézardée de fissures. Certaines sont si larges que Gaëlle peut y passer la main.

Elles sont apparues quelques mois après que cette mère de famille et son conjoint d’alors ont acquis, pour plus de 580 000 euros, cette maison de 125 m2 en février 2022.

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« La situation est absurde, déplore-t-elle. Mon pavillon est mitoyen d’une autre maison, inoccupée depuis des années à cause d’une succession non réglée. Pour évaluer les dégâts et proposer des travaux, les experts doivent accéder aux deux propriétés. Mais le propriétaire du pavillon voisin est introuvable, et la banque qui détient le bien ne donne pas l’autorisation. »

En conséquence, Gaëlle se retrouve dans une impasse. Les fissures s’agrandissent, la porte d’entrée et les fenêtres ne peuvent plus s’ouvrir correctement, et l’humidité s’infiltre. « Je crains qu’un jour, le mur ne tienne plus. Je ne peux même pas vendre la maison dans cet état. »

La mairie de Noisy-le-Grand a été saisie, mais les procédures administratives n’avancent pas. « On me dit qu’il faut attendre que la succession soit réglée. Mais cela peut prendre des années. »

Gaëlle a lancé une pétition en ligne pour sensibiliser à son cas et espère une intervention des pouvoirs publics. « Je ne demande pas la charité, juste que la loi permette de forcer l’accès au pavillon voisin pour réaliser les diagnostics et les travaux nécessaires. »

En attendant, elle continue de vivre avec la peur au ventre, dans une maison qui se dégrade chaque jour un peu plus.

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