Un homme a été grièvement blessé par un tir de la police, dimanche 5 juillet en début de soirée, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), après avoir agressé plusieurs personnes au couteau. Selon une source policière, l'assaillant, dont l'identité n'a pas encore été révélée, a été touché par un projectile et transporté à l'hôpital dans un état qualifié d'urgence absolue.
Les faits
Les faits se sont déroulés vers 18 h 30, dans le quartier de la Gauthière, à Clermont-Ferrand. L'homme, âgé d'une trentaine d'années, aurait attaqué plusieurs passants à l'arme blanche, faisant au moins deux blessés légers, selon les premiers éléments communiqués par la préfecture. Les policiers, appelés sur place, ont tenté de maîtriser l'individu, qui a refusé d'obtempérer et s'est jeté sur eux, armé de son couteau.
Un fonctionnaire de police a alors fait usage de son arme de service, touchant l'agresseur au thorax. L'homme a été pris en charge par les secours et transporté au centre hospitalier universitaire (CHU) de Clermont-Ferrand. Son pronostic vital est engagé.
Enquête en cours
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. Elle a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), comme le veut la procédure en cas de tir policier. Selon une source proche du dossier, l'assaillant était connu des services de police pour des faits de droit commun, mais pas pour des affaires de terrorisme.
Le parquet de Clermont-Ferrand a également été saisi. Une autopsie du blessé sera pratiquée si son état venait à s'aggraver. Les témoins de la scène sont entendus par les enquêteurs.
Réactions
Le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a exprimé son soutien aux forces de l'ordre sur Twitter : « Je tiens à saluer le sang-froid et le professionnalisme des policiers municipaux et nationaux. » Le préfet du Puy-de-Dôme a également réagi, indiquant que « la sécurité des Clermontois est une priorité ».
Cet incident survient dans un contexte de tensions récurrentes autour de l'usage des armes à feu par les forces de l'ordre. Selon le ministère de l'Intérieur, le nombre de tirs policiers a augmenté de 15 % en 2025 par rapport à l'année précédente. L'enquête de l'IGPN devra déterminer si le tir était conforme à la légitime défense.



