Six membres de Civitas placés en garde à vue après une nuit blanche à Paris
Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juin 2026, six militants du groupuscule catholique intégriste Civitas ont été interpellés par les forces de l'ordre à Paris. Ils sont actuellement en garde à vue pour des faits de violences et d'outrages. Parmi eux, deux individus sont spécifiquement soupçonnés d'avoir bousculé une élue parisienne lors d'une manifestation non autorisée.
Un incident lors d'une nuit blanche
L'incident s'est produit dans le cadre de la Nuit Blanche, événement culturel annuel qui se déroule dans la capitale. Les militants de Civitas auraient tenté de perturber une installation artistique, provoquant des tensions avec le public et les organisateurs. Selon les premières informations, l'élue, dont l'identité n'a pas été révélée, aurait été prise à partie verbalement puis physiquement bousculée par deux des suspects.
Les six hommes, âgés de 25 à 45 ans, sont connus des services de renseignement pour leur appartenance à la mouvance traditionaliste. Ils sont entendus au commissariat du 4e arrondissement. Les chefs de garde à vue incluent « violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique » et « participation à un attroupement armé ». L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Réactions politiques
La mairie de Paris a condamné fermement ces actes. Dans un communiqué, Anne Hidalgo a exprimé son soutien à l'élue et salué le travail des forces de l'ordre. Plusieurs responsables politiques de gauche ont appelé à la dissolution de Civitas, qualifiant le groupuscule de « danger pour la République ». De son côté, le ministère de l'Intérieur a indiqué suivre l'affaire de près.
Civitas, qui se présente comme un mouvement de défense de la foi catholique, est régulièrement accusé de provocation et de violence lors de ses actions. En 2023, plusieurs de ses membres avaient déjà été interpellés lors d'une manifestation contre le mariage pour tous. Cette nouvelle affaire relance le débat sur la surveillance des groupes extrémistes religieux.



