Les corps de cinq bébés en état de décomposition avancée ont été retrouvés mardi 28 juillet dans des cartons au domicile d'un couple à Orange, dans le Vaucluse. La découverte a été faite par la police après que le mari a apporté l'un des corps à l'hôpital où se trouvait sa femme, qui venait d'accoucher d'un troisième enfant en bonne santé.
Les faits : une découverte macabre
Selon les informations du Parisien, la mère, née en 1994, avait accouché la veille, lundi 27 juillet, après avoir vécu trois dénis de grossesse. Elle s'était rendue à l'hôpital en raison de douleurs abdominales, sans savoir qu'elle était enceinte. Son mari, resté au domicile, a alors découvert un corps en décomposition dans un carton, au sujet duquel ils avaient eu un désaccord. Il a décidé de le transporter à l'hôpital, ce qui a déclenché un signalement de l'établissement.
La police a perquisitionné le domicile mardi matin et a mis au jour au moins quatre autres cadavres de fœtus ou de nourrissons, tous placés à l'intérieur de sacs plastiques eux-mêmes enfermés dans des boîtes. Une source policière citée par France 3 Provence-Alpes Côte d'Azur a confirmé la présence de cinq corps en putréfaction. Les dates et circonstances des décès restent pour l'heure inconnues.
La mère sous surveillance médicale
La mère, toujours hospitalisée, n'a pas encore été placée en garde à vue. Son état de santé est suivi, mais les autorités n'ont pas communiqué sur d'éventuelles charges. Le parquet de Carpentras, contacté par l'AFP, a refusé de commenter l'affaire pour le moment.
Ce cas s'inscrit dans une série d'affaires d'infanticides liés à des dénis de grossesse. En France, l'affaire la plus emblématique reste celle de Dominique Cottrez, condamnée en 2015 à neuf ans de prison pour avoir tué huit nouveau-nés. Le jury avait reconnu une altération de son discernement.
Un phénomène rare mais pas isolé
Les homicides répétés de bébés à la naissance, souvent liés à des dénis de grossesse, sont des affaires complexes. Dans le Vaucluse, une autre affaire avait marqué les esprits en 2010 : Aurélie S. avait été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir congelé ses bébés. Ces affaires soulèvent des questions sur la détection des dénis de grossesse et le soutien psychologique aux femmes en situation de vulnérabilité.
L'enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes des décès et les éventuelles responsabilités. Les autopsies devraient apporter des éclaircissements dans les jours à venir.



