Chine : il simule sa mort avec sa famille pour échapper à la prison
Chine : il simule sa mort pour échapper à la prison

En janvier 2025, un homme identifié par son nom de famille Si a été interpellé à Anyang, dans la province du Henan, pour conduite en état d'ivresse. Ce n'était pas sa première infraction : il avait déjà été sanctionné à deux reprises pour avoir conduit sans permis sous l'emprise de l'alcool. Relâché sous caution, il redoutait une nouvelle condamnation et une peine de prison, estimant que cela compromettrait toute possibilité de « reconstruire sa vie ».

Pour échapper à la justice, Si a alors élaboré un plan particulièrement élaboré, avec la complicité de sa mère et de sa grand-mère. En juin 2025, il a acheté un cercueil, dispersé des flacons de médicaments vides dans son logement et utilisé un dispositif de refroidissement pour abaisser la température de son corps. Il a également retenu sa respiration afin de simuler les signes d'un décès par overdose.

Une mise en scène macabre

Selon les informations rapportées par le South China Morning Post, la famille a fait savoir que Si avait succombé à une overdose. Son visage était recouvert d'un drap, prétextant qu'il aurait été « déformé » par l'intoxication. Sa mère et sa grand-mère ont enterré le cercueil à la hâte, avant la nuit, sans qu'aucun certificat de décès ni acte de radiation administrative ne soit établi.

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Pendant ce temps, Si avait pris la fuite vers la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, où il espérait trouver du travail et repartir de zéro. Mais plusieurs incohérences ont rapidement attiré l'attention de la police. L'absence d'appel aux secours, l'achat du cercueil avant le décès présumé et le fait que seules les deux femmes aient vu le corps ont constitué de sérieux indices.

Une enquête qui débouche sur la vérité

Les enquêteurs ont alors examiné les images de vidéosurveillance, les transactions bancaires et les relevés téléphoniques de Si. Leurs conclusions ne tardent pas : l'homme était bien vivant. En avril 2026, il a été interpellé, puis condamné le mois suivant à cinq mois de détention et à une amende de 20 000 yuans, soit environ 2 500 euros.

Sa mère et sa grand-mère font également l'objet d'une enquête depuis le 11 juin pour l'avoir protégé dans sa tentative de fuite. Le procureur chargé du dossier a mis en garde : « Simuler sa propre mort pour échapper à la justice est non seulement inutile, mais peut également entraîner de nouvelles poursuites pénales. »

Un fait divers viral

L'affaire a dépassé les 10 millions de vues sur les réseaux sociaux chinois, où les internautes ont oscillé entre stupéfaction et moquerie. La tentation de disparaître pour échapper à ses obligations judiciaires n'est pas nouvelle, mais la méthode employée ici a surpris par son audace et les risques encourus.

Cet épisode illustre également les conséquences de la conduite en état d'ivresse en Chine, où les sanctions peuvent être lourdes, mais où la tentative de fraude aggrave encore la situation. Pour Si, la peine de cinq mois est finalement bien réelle, contrairement à la mort qu'il avait simulée.

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