Un notaire à la retraite ne s'attendait pas à ce que sa promenade matinale avec ses deux chiens se termine au commissariat. Jean-Pierre, la soixantaine, a été interpellé par la police municipale alors qu'il se promenait près du Champ-de-Mars à Paris, rapporte Le Parisien.
Un contrôle qui dégénère
Ce jour-là, Bobby, son épagneul, était tenu en laisse, mais Maggy, son chihuahua de 5 kilos, gambadait librement. « Si elle est tenue en laisse, elle prend peur », explique Jean-Pierre, qui assure que Maggy ne s'éloigne jamais de lui.
D'habitude, la cohabitation avec la police municipale se passe bien. Mais cette fois, cinq agents lui demandent d'attacher son petit chien. Il explique ne pas pouvoir, car il n'a qu'une seule laisse, déjà utilisée pour Bobby. Les policiers exigent alors une pièce d'identité, ce qu'il refuse catégoriquement.
Arrivée de la police nationale
La situation s'envenime : une voiture et deux motos de la police nationale arrivent, alertées par les municipaux. Jean-Pierre raconte avoir été fouillé « plus que plus », au cas où il cacherait « de la drogue dans ses chaussettes ». Les policiers le font monter dans le véhicule, direction le commissariat. Ses chiens sont placés dans le coffre, mais Maggy, paniquée, saute. Les agents acceptent finalement que Jean-Pierre la garde avec lui.
Selon le retraité, les policiers roulent à vive allure et grillent des feux rouges. Il demande à ce que la sirène soit coupée pour ne pas effrayer ses chiens, mais essuie un refus. Arrivé au poste, Bobby est mis en cage.
Une plainte pour arrestation arbitraire
Jean-Pierre a refusé de signer le procès-verbal et a décidé de porter plainte pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire » et « mise en danger d'autrui ». Contacté par nos confrères, un policier du commissariat a reconnu qu'il y avait eu sans doute « du zèle » de la part de la police municipale, tout en justifiant l'intervention : si une personne refuse de donner son identité, les municipaux peuvent faire appel à la nationale pour vérification.
Cette affaire soulève des questions sur la proportionnalité de l'intervention policière pour un simple défaut de laisse. Jean-Pierre, choqué, espère que la justice fera la lumière sur cette interpellation qu'il juge abusive.



