Chef présumé DZ mafia en garde à vue pour projet d'action violente
Chef DZ mafia en garde à vue pour projet violent

Un chef présumé de la DZ mafia, déjà incarcéré après une récente condamnation, a été placé en garde à vue mardi 9 juin 2026 pour des soupçons de « préparation d’action violente », a-t-on appris de source proche du dossier. Le quotidien Le Parisien évoque une possible tentative d’évasion.

Gabriel Ory, figure du narcobanditisme marseillais

Gabriel Ory avait été condamné en avril à Aix-en-Provence à 25 ans de réclusion pour avoir participé à la préparation d’un double assassinat commis en 2019, avant même la création de la DZ Mafia, l’organisation criminelle qui domine aujourd’hui le trafic de stupéfiants à Marseille. Mardi, il a été placé en garde à vue dans le cadre d’une affaire instruite à Marseille, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier ayant requis l’anonymat.

Une surveillance antérieure au procès

Les investigations portent sur une « suspicion de préparation d’action, qui aurait pu être violente » et dont les autorités ont été alertées lors d’une surveillance antérieure au procès d’Aix-en-Provence, selon cette source. Elle rappelle que de nombreuses craintes entouraient la tenue des audiences. Concernant une potentielle évasion, « tout ça reste à définir, à prouver », précise la source, soulignant que d’autres membres présumés de la DZ mafia sont mis en cause dans ce même dossier.

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Un projet déjoué en mars

Le Parisien, qui a révélé le placement en garde à vue, indique mardi que l’enquête porte sur « un projet d’action violente – sans doute une évasion – fomenté depuis les entrailles de la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), déjoué (in extremis) par les services de police judiciaire marseillais au début du mois de mars ».

Saisies de téléphones et matériel

Mi-mars, le parquet de Marseille avait annoncé la mise en examen de quatre personnes en lien avec la DZ Mafia, soupçonnées de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée et d’un délit en bande organisée. À l’époque, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avait évoqué une affaire « qui laissait à penser qu’un projet d’action violente était en préparation ». Il avait mentionné « l’achat de tenues de policiers, de tenues de pompiers, de talkies-walkies, de gyrophares, brassards, fumigènes, des cordes, un appartement […] pris en location ».

Toujours en mars, des téléphones portables avaient été saisis dans le quartier d’isolement de la prison d’Aix-Luynes, notamment dans une cellule que Gabriel Ory devait occuper quelques jours plus tard, lors de son procès.

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