Jean Hegland : « L'idée de domination de la Terre ne nous a pas bien servis »
Jean Hegland : « L'idée de domination de la Terre ne nous a pas bien servis »

Dans un entretien publié le 16 août 2026, la romancière américaine Jean Hegland, auteure de « Dans la forêt », a déclaré que l'idée selon laquelle l'homme doit dominer la Terre et les animaux « ne nous a pas bien servis ». Cette réflexion, qui intervient dans un contexte de crise climatique, invite à repenser notre rapport à la nature.

Une critique de la domination humaine

Jean Hegland a exprimé son scepticisme vis-à-vis de la vision biblique et humaniste qui place l'homme au-dessus des autres créatures. Selon elle, cette conception a conduit à une exploitation destructive des ressources naturelles. « L'idée que l'homme a reçu le mandat de dominer la Terre et les animaux ne nous a pas bien servis », a-t-elle affirmé.

La romancière, connue pour son roman « Dans la forêt » (1996), a souligné que cette domination a non seulement nui à l'environnement, mais aussi à l'humanité elle-même. Elle a appelé à une « humilité » nouvelle face à la nature, en s'inspirant des peuples autochtones qui vivent en harmonie avec leur environnement.

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Un appel à la réconciliation avec la nature

Hegland a expliqué que son écriture est profondément influencée par la nature, et qu'elle voit la fiction comme un moyen d'explorer des modes de vie alternatifs. Dans « Dans la forêt », elle raconte l'histoire de deux sœurs qui, après l'effondrement de la civilisation, doivent apprendre à survivre en forêt. Ce roman, devenu un classique de la littérature écologique, a été adapté au cinéma en 2018.

L'écrivaine a également évoqué l'importance de « raconter des histoires qui nous aident à imaginer un avenir différent ». Elle a insisté sur le fait que la crise écologique actuelle exige une transformation profonde de nos valeurs et de nos comportements.

Une réflexion qui résonne avec l'actualité

Ces propos interviennent alors que les débats sur la place de l'homme dans la nature sont plus que jamais d'actualité. En France, les questions de souveraineté alimentaire et de préservation de la biodiversité sont au cœur des préoccupations. La position de Jean Hegland rejoint celle de nombreux penseurs écologistes qui prônent une « éthique de la terre ».

La romancière, qui vit dans le nord de la Californie, a conclu en appelant à une « alliance » entre les humains et les non-humains. « Nous devons apprendre à cohabiter avec les autres espèces, non pas en les dominant, mais en les respectant », a-t-elle déclaré. Son message, empreint d'urgence, invite chacun à réfléchir à son propre rapport à la nature.

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