Chauffeur de bus de l’Aude mis en examen pour viols sur ses filles
Chauffeur de bus de l’Aude mis en examen pour viols

Un homme de 48 ans, chauffeur de bus dans l’Aude, a été placé en détention provisoire à Narbonne, après sa présentation au juge des libertés et de la détention. Il est poursuivi pour des viols et agressions sexuelles incestueuses sur ses trois filles, dont deux sont encore mineures. Sa fille aînée, âgée de 18 ans, est à l’origine de la procédure.

Une plainte déposée par la fille aînée

Selon les informations de l’Indépendant, reprises par l’AFP, la fille aînée du mis en cause a déposé plainte auprès de la gendarmerie. Elle accuse son père d’agression sexuelle sur sa propre personne, ainsi que de viols sur ses deux cadettes, aujourd’hui âgées de 15 et 17 ans. Le père de quatre enfants est en outre soupçonné de violences contre ses enfants.

Interpellé le 8 juillet, mis en examen le 10

L’homme a été interpellé le 8 juillet dernier par les gendarmes. Sa garde à vue a abouti, le 10 juillet, à une mise en examen pour « viol incestueux commis sur un mineur par un ascendant », « agression sexuelle incestueuse sur un mineur par un ascendant » et « agression sexuelle incestueuse ». Présenté devant le juge des libertés et de la détention, il a été placé en détention provisoire. Un juge d’instruction a été saisi et une information judiciaire a été ouverte.

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Dans le droit pénal français, la mise en examen ne constitue pas une déclaration de culpabilité. Elle intervient lorsqu’il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable la participation d’une personne aux faits qui lui sont reprochés. La détention provisoire, mesure exceptionnelle, est ordonnée par le juge des libertés et de la détention lorsque la personne encourt une peine d’emprisonnement et qu’elle est nécessaire pour préserver les preuves, empêcher des pressions sur les victimes ou protéger celles-ci.

La mère poursuivie pour non-dénonciation

La mère des adolescentes est également poursuivie, pour non-dénonciation de crimes. Elle a été placée sous contrôle judiciaire. Le contrôle judiciaire est une alternative à la détention provisoire : la personne reste libre mais doit se conformer à des obligations et interdictions fixées par l’autorité judiciaire, comme se présenter aux services de police ou ne pas entrer en contact avec les victimes.

Les deux filles mineures ont été éloignées du domicile familial et prises en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Cette mesure de placement provisoire vise à garantir leur sécurité et à leur permettre de bénéficier d’un cadre adapté pendant la durée de l’enquête.

Des armes saisies lors de la perquisition

Au cours d’une perquisition effectuée au domicile familial, les gendarmes ont saisi des armes à feu et des armes blanches. La fille aînée, dans son témoignage à l’Indépendant, a décrit une tentative de récupération de ces biens après l’interpellation : « Quelques jours plus tard, un des amis de mon père s’est présenté chez ma mère et a voulu récupérer les cartes grises des voitures et des armes que les gendarmes n’avaient pas emportées », a-t-elle expliqué.

La jeune femme a également évoqué l’emprise subie par sa mère : « Ma mère n’avait pas le droit de sortir, elle était sous emprise, devait se plier à ses règles sous la contrainte. » Ces éléments pourraient éclairer la qualification de non-dénonciation de crimes retenue à l’encontre de la mère.

Un chauffeur de bus syndicaliste et éleveur de chiens

Le mis en cause, qui exerçait le métier de chauffeur de bus, était également syndicaliste. Il élevait des chiens, et onze d’entre eux ont été pris en charge par un bénévole. Ce dernier a constaté un manque de soins sur les animaux, selon les informations rapportées par la presse locale.

Dans le cadre de l’information judiciaire, les enquêteurs spécialisés sont susceptibles de procéder à des auditions complémentaires, notamment des enfants et des proches, afin de déterminer l’étendue des faits dénoncés. Des expertises médicales et psychologiques peuvent également être ordonnées par le juge d’instruction pour recueillir la parole des victimes et analyser la dynamique familiale.

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L’affaire, révélée par la plainte de la fille aînée, s’inscrit dans le contexte des procédures judiciaires liées aux violences sexuelles intrafamiliales dans l’Aude. L’enquête se poursuit sous l’autorité du juge d’instruction, dans l’attente des prochaines étapes de la procédure.