Le samedi 12 septembre, vers 9 heures, des promeneurs ont découvert cinq chatons âgés d'à peine deux semaines, dispersés sur un terrain caillouteux à quelques mètres de la rivière Nartuby, au lieu-dit La Clappe à Draguignan. Les animaux, trempés et vulnérables, ont été pris en charge par l'association Smoke-Justice pour les animaux, qui a déposé une plainte pour cet acte qualifié de « cruel et monstrueux ».
Une découverte choquante et une prise en charge immédiate
Les promeneurs ont immédiatement alerté l'association, dont les membres décrivent la scène : « Des pierres, des rochers, des cailloux partout, imaginez le choc pour des chatons de deux semaines projetés là-dedans », ont-ils écrit sur leur page Facebook. Les cinq chatons, trois mâles et deux femelles de couleurs beiges ou noires, ont été retrouvés « trempés » et ont été placés en famille d'accueil.
Nadège Bréda, coprésidente de l'association avec Lola Azourit, a expliqué les soins prodigués : « Nous leur avons mis des bouilloires et une peluche avec un cœur qui bat pour rappeler celui de leur maman ». Les chatons ont été séchés, biberonnés toutes les deux heures, jour et nuit, réchauffés et stimulés pour leurs besoins naturels, recréant ainsi un cocon artificiel.
L'enquête de l'association remonte jusqu'au propriétaire
Un appel à témoins a été lancé sur les réseaux sociaux pour retrouver le responsable. Les témoignages recueillis à La Clappe, visant « un homme à scooter », ont permis de remonter la piste jusqu'au propriétaire. Selon l'association, « nous avons obtenu l'aveu du maître et son accord pour récupérer la maman des chatons mardi après-midi ».
La chatte vivait à l'extérieur d'une habitation entourée d'une dizaine d'autres chats sauvages, tous non stérilisés. L'association affirme que la personne mise en cause avait l'habitude de « tuer les chatons en les frappant à la tête pour s'en débarrasser lorsqu'il y avait des portées ». Les deux coprésidentes ont porté plainte au nom de l'association. Nadège Bréda a déclaré : « Il n'y a pas de mots, c'est horrible ! Il n'y a pas d'excuses ! Nous, les associations nous sommes là, ce n'est pas difficile de prendre contact avec nous pour que les chatons soient pris en charge ».
Une réintroduction délicate et des adoptions à prévoir
Les responsables de l'association tentent de réintroduire les chatons auprès de leur mère, mais la séparation de quatre jours complique la tâche. « Nous allons essayer de les présenter de cage à cage afin d'observer son comportement et voir si l'instinct est toujours là. Croisons les doigts pour que cela se produise », ont-ils indiqué. Après un passage chez le vétérinaire, la mère, décrite comme « extrêmement sauvage », sera stérilisée puis relâchée sur un point de nourrissage, où elle sera suivie.
Les chatons, qui « se portent bien à ce jour », seront proposés à l'adoption d'ici environ un mois et demi, une fois correctement sevrés. L'association prévoit également de stériliser la dizaine de chats restants sur place pour éviter que cela se reproduise, et lance un appel aux dons pour financer les interventions vétérinaires. Les personnes souhaitant aider peuvent faire un don via le site de l'association sur HelloAsso.



