Chasse dans l'Hérault : Max Alliès appelle au calme après les propos de Sandrine Rousseau
Chasse dans l'Hérault : Max Alliès appelle au calme

Le président de la fédération départementale des chasseurs de l'Hérault, Max Alliès, a adressé un courrier à ses 15 000 adhérents à la veille de l'ouverture généralisée de la chasse, après les propos tenus par la députée Sandrine Rousseau lors de l'UniREVcité, l'université d'été du mouvement REV d'Aymeric Caron. Il les appelle à « éviter tout dérapage » face à ce qu'il qualifie de « provocation ».

Des propos jugés provocateurs par les chasseurs

Dans son courrier, Max Alliès rappelle que Sandrine Rousseau a « appelé le public à se rendre dans les forêts et les campagnes devant les chasseurs à l'ouverture de la chasse afin de l'empêcher et de se tenir debout, face à eux, physiquement ». Des déclarations qui ont suscité l'indignation parmi les chasseurs héraultais, déjà sensibles aux tensions croissantes autour de leur pratique.

« Sandrine Rousseau fait le buzz. On ne voudrait pas que ça dégénère et que ça se passe mal. Nos adhérents sont indignés par ces propos », explique Max Alliès, qui souligne la nécessité de maintenir le calme dans un contexte déjà marqué par des oppositions récurrentes.

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Le dérèglement climatique, autre source de préoccupation

Outre les tensions politiques, le président de la fédération départementale évoque les conséquences du dérèglement climatique sur le territoire. « Le département a été relativement épargné par les incendies mais pas par la sécheresse », précise-t-il. Des cas de botulisme ont été constatés chez plusieurs espèces d'oiseaux, chassables ou non, autour de l'étang de Capestang.

« Les oiseaux crèvent à cause de l'eau corrompue. On a ramassé des cadavres pour les enterrer. Là, on n'a pas vu ceux qui demandent un moratoire sur l'ouverture de la chasse ! Ils sont bons pour les grandes déclarations, mais pas pour les actions… », déplore Max Alliès, faisant référence aux associations de protection de la nature qui ont écrit à la ministre de la Transition écologique pour demander un moratoire sur l'ouverture de la chasse le 12 septembre prochain.

Christian Perrenot, délégué régional de l'Aspas, rappelait ainsi que « beaucoup d'animaux périssent dans les flammes ou succombent à la déshydratation, aux fumées ou à l'épuisement. Les survivants doivent fuir et trouver de nouveaux refuges et mobiliser toute leur énergie pour survivre ».

Des conditions de chasse difficiles et une possible plainte

Max Alliès rappelle également que la pratique de la chasse a été quasi impossible en raison de la canicule. « Quand il fait trop chaud, on ne peut pas chasser. Les massifs ont régulièrement été classés en rouge et en orange, soit interdits ou déconseillés d'y accéder. On n'a pas besoin de ces gens-là pour savoir ce qu'on a à faire ! »

La fédération nationale envisage de porter plainte contre Sandrine Rousseau, et les fédérations départementales sont prêtes à faire de même. Ces prises de position successives n'augurent pas d'un dialogue apaisé sur les sentiers de campagne dans les prochaines semaines, alors que l'ouverture de la chasse approche et que les tensions restent vives.

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