Centre de loisirs de Rouen saccagé : fermeture jusqu'à septembre
Centre de loisirs saccagé à Rouen : fermé tout l'été

Dans la nuit du samedi 25 juillet, le centre de loisirs municipal de Rouen a été victime d'un cambriolage d'une violence inédite. Loin de se limiter à un vol, les auteurs ont saccagé l'intérieur du bâtiment, contraignant la ville à fermer l'établissement pour la totalité du mois d'août, comme le rapporte Paris Normandie.

Un septième cambriolage en deux mois

Ce n'est pas la première fois que ce lieu est visé. Depuis le début du mois de juin, le centre de loisirs a été la cible de sept effractions. En moins de trois semaines, six dépôts de plainte ont été déposés, précise France 3 Normandie. Cette récurrence interpelle les services municipaux, qui peinent à expliquer une telle obstination.

Dans la nuit du 25 juillet, les malfaiteurs sont entrés en brisant plusieurs fenêtres. Une fois à l'intérieur, ils ont dérobé du matériel informatique et des vidéoprojecteurs. Mais le préjudice ne s'arrête pas là.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des dégradations volontaires et massives

Les intrus ont retourné l'ensemble des pièces. Des systèmes de détection d'intrusion, d'alarme incendie et de chauffage ont été arrachés des murs. Dans plusieurs salles, ils ont balancé des œufs et du lait, avant de projeter de la peinture sur les cloisons. Le bâtiment est aujourd'hui dans un état jugé très dégradé par les services techniques.

"Habituellement, lors des cambriolages, il y a des vols. Là, il y a eu une véritable volonté de dégrader les lieux", a déploré Élizabeth Labaye, adjointe au maire de Rouen, dans des propos rapportés par les médias locaux.

Des enfants de moins de six ans privés d'accueil

Le centre accueillait des enfants de moins de six ans. Sa fermeture immédiate prive les familles d'une solution d'accueil pour le reste de l'été. Pour tenter de limiter la casse, la mairie a basculé l'accueil sur l'école maternelle Thomas-Corneille, située juste en face du site dégradé, a expliqué l'élue.

"Le centre a été rebasculé sur l'école maternelle Thomas-Corneille, qui est juste en face", a-t-elle précisé. Le site d'origine restera inaccessible pendant au moins un mois, le temps de restaurer les lieux. "On ne pourra pas rouvrir le centre au mois d'août. En revanche, on fait tout pour pouvoir accueillir les enfants à la rentrée de septembre", espère Élizabeth Labaye.

Un préjudice financier et humain important

Les dégâts matériels sont estimés entre 60 000 et 80 000 euros. Un coût important pour les finances municipales, mais ce n'est pas le seul aspect à prendre en compte. "Il y a bien sûr un préjudice financier, mais surtout un préjudice pour les enfants", a affirmé l'adjointe au maire.

Au-delà de la dimension financière, c'est la perte d'un lieu de vie et de socialisation pendant les vacances qui marque les esprits. Les enfants qui fréquentaient le centre vont devoir s'adapter à un autre environnement, dans un contexte estival déjà perturbé par des mois d'intrusions répétées.

Un établissement isolé et vulnérable

Face à cette série, la question de la vulnérabilité du bâtiment se pose. En analysant les circonstances des différentes intrusions, Élizabeth Labaye a identifié un facteur aggravant : l'isolement du centre. "Il est isolé, c'est plus facile de s'en prendre à lui", a-t-elle constaté.

Les cambriolages auraient lieu principalement en début de soirée et souvent le week-end, des moments où le bâtiment est vide et peu exposé. Cette configuration rend les interventions plus difficiles à détecter et laisse aux malfaiteurs tout le temps nécessaire pour commettre leurs exactions.

Des caméras de vidéoprotection réclamées

Pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise, l'élue annonce qu'elle réclamera l'installation de caméras de vidéoprotection dès la rentrée prochaine. Cette mesure de prévention devrait être présentée dans les prochaines semaines aux services municipaux compétents.

En attendant, la ville de Rouen doit composer avec un centre de loisirs hors d'usage et une rentrée incertaine. Les équipes techniques vont travailler tout l'été pour tenter de rendre le bâtiment utilisable à la rentrée de septembre, mais le calendrier reste serré.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale