Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de sa femme dans une lettre
Cédric Jubillar avoue le meurtre de Delphine dans une lettre

Cédric Jubillar, principal suspect dans la disparition de sa femme Delphine Aussaguel en décembre 2020, a reconnu dans une lettre adressée à son avocat avoir tué son épouse. L'information a été révélée par son conseil, Me Jean-Baptiste Alary, ce lundi 6 juillet 2026. Cette reconnaissance intervient après des années de dénégations et de silence de la part de l'infirmier de 38 ans.

Une lettre qui change tout

Selon Me Alary, la lettre a été rédigée par Cédric Jubillar dans sa cellule de la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses, où il est incarcéré depuis juin 2021. "Mon client a écrit une lettre dans laquelle il reconnaît avoir tué Delphine. Il donne des détails sur les circonstances du drame", a déclaré l'avocat lors d'une conférence de presse. Il n'a pas précisé les motifs exacts du passage à l'acte, mais a indiqué que Cédric Jubillar exprime des regrets et une profonde tristesse.

Cette lettre constitue une avancée majeure dans une enquête qui piétinait depuis près de six ans. Delphine Aussaguel, 33 ans, mère de deux enfants, avait disparu de son domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son corps n'a jamais été retrouvé, malgré de nombreuses recherches.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les réactions de la famille et des enquêteurs

La famille de Delphine Aussaguel, par la voix de son avocat, a réagi avec émotion. "C'est une reconnaissance tardive mais nécessaire. Nous espérons que cela permettra de retrouver le corps de Delphine et de lui offrir une sépulture digne", a déclaré Me Laurent de Caunes. Les enquêteurs, de leur côté, restent prudents. Une source proche du dossier a confié que la lettre sera analysée et confrontée aux éléments déjà recueillis.

Les avocats de Cédric Jubillar ont indiqué que leur client est prêt à collaborer avec la justice pour localiser le corps de son épouse. "Il veut que la vérité soit faite, pour Delphine et pour leurs enfants", a ajouté Me Alary. L'audience de mise en état est prévue dans les prochaines semaines.

Les zones d'ombre persistent

Malgré ces aveux, plusieurs questions restent en suspens. Pourquoi Cédric Jubillar a-t-il attendu si longtemps pour reconnaître les faits ? Quels sont les éléments qui l'ont poussé à écrire cette lettre ? Les enquêteurs s'interrogent également sur la véracité de ses déclarations. "Nous devons vérifier si ses dires correspondent aux preuves matérielles", a précisé une source judiciaire.

L'affaire Jubillar avait suscité un vif intérêt médiatique et populaire en France. Cédric Jubillar, qui clamait son innocence depuis son incarcération, avait été mis en examen pour meurtre sur conjoint. Il encourait la réclusion criminelle à perpétuité. Ses aveux pourraient modifier la qualification des faits et la peine encourue.

Le rôle de l'avocat

Me Jean-Baptiste Alary a souligné que cette lettre était le fruit d'un long travail de réflexion de son client. "Cédric a pris conscience de la gravité de son acte et a voulu libérer sa conscience. Il sait que cela ne ramènera pas Delphine, mais c'est un premier pas vers la rédemption", a-t-il déclaré. L'avocat a également précisé que les enfants du couple, âgés de 6 et 10 ans, ont été informés de la situation par des psychologues.

L'affaire Jubillar reste l'une des plus médiatisées des dernières années en France. La reconnaissance de Cédric Jubillar pourrait mettre un terme à l'angoisse de la famille de Delphine, mais aussi soulever de nouvelles interrogations sur le déroulement des faits.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale