Alors qu'une vague de chaleur exceptionnelle frappe Paris, avec des températures dépassant les 40°C, la question de la baignade dans la Seine refait surface. Malgré les promesses de la maire Anne Hidalgo de rendre le fleuve baignable d'ici 2024, la pollution bactériologique et chimique reste trop élevée pour autoriser la baignade. Les tests effectués par la mairie montrent des taux d'E. coli et d'entérocoques bien au-dessus des normes sanitaires.
Des bassins éphémères pour faire face à la chaleur
Pour répondre à l'urgence, la Ville de Paris a installé plusieurs bassins éphémères dans les parcs et jardins. Ces piscines mobiles, d'une capacité de 50 à 100 personnes, sont gratuites et surveillées par des maîtres-nageurs. Cependant, leur nombre limité (une dizaine dans toute la capitale) provoque des files d'attente et des tensions. « Nous faisons face à une demande énorme, mais les moyens sont insuffisants », explique un responsable municipal.
Une pollution persistante malgré les efforts
La qualité de l'eau de la Seine s'améliore lentement, mais reste préoccupante. Selon un rapport de l'Agence régionale de santé (ARS), les rejets d'eaux usées par temps d'orage sont la principale cause de contamination. « Il faudra encore plusieurs années d'investissements dans le réseau d'assainissement pour atteindre les objectifs de baignabilité », précise l'ARS. En attendant, les appels de certains élus écologistes à ouvrir des zones de baignade temporaires sont rejetés par la préfecture de police.
Les Parisiens cherchent des alternatives
Face à la canicule, les Parisiens se tournent vers les fontaines et les brumisateurs installés par la mairie. Les piscines publiques, gratuites pendant les épisodes de canicule, sont prises d'assaut. « C'est compliqué, mais on fait avec », témoigne une habitante du 13e arrondissement. La mairie rappelle que la baignade dans la Seine reste interdite sous peine d'amende, et que les risques sanitaires sont réels.



