Victime d'erreurs médicales répétées, la Britannique Liberty York est morte le 1er juin d'un angiosarcome, un cancer rare du sein, à l'âge de 19 ans. Diagnostic tardif d'une tumeur de 4,5 kg, renvoi chez elle faute de lit et propagation pulmonaire illustrent une errance fatale de plus d'un an face à cette maladie incurable.
Des symptômes minimisés pendant plus d'un an
Liberty York a enchaîné les rendez-vous médicaux. Les médecins lui affirmaient qu'il était "hautement improbable" qu'elle ait un cancer alors que les différents diagnostics tombent : mastite puis abcès, à tort. Les premiers symptômes apparaissent en mai 2024, avec de la fatigue, des nausées suivies de douleurs mammaires. Malgré les premières alertes, la famille pense d'abord à un lien entre ces signes et la maladie d'Addison, diagnostiquée un an plus tôt.
"Le médecin généraliste soupçonnait un problème hormonal", déclare sa mère, auprès de Daily Mail. Une seconde consultation chez le médecin a dû avoir lieu suite au gonflement de son sein gauche, d'abord vu comme "une mastite". Malgré les antibiotiques prescrits, rien n'y fait, alors l'hypothèse d'un abcès émerge : "Ils ont dit qu'il était très peu probable qu'il s'agisse d'un cancer".
Une biopsie révèle enfin la vérité
Trois mois après – soit en août 2024 – une biopsie relève la véritable cause du calvaire de Liberty : un angiosarcome, forme rare et agressive de cancer. Sein ayant dix fois sa taille initiale, incapable de marcher, elle est renvoyée chez elle, faute de lit disponible.
Elle a finalement pu être opérée le 10 septembre : tumeur, sein, tissus voisins et les ganglions de son aisselle gauche ont été retirés. En novembre, on lui apprend que son cancer s'est propagé jusqu'à son poumon gauche, rendant sa maladie incurable.
Un décès deux jours après son 19e anniversaire
Seulement deux jours après son 19e anniversaire, elle décède d'un cancer diagnostiqué trop tard. Malgré la chimiothérapie, une nouvelle tumeur se déclare près de sa cicatrice. La jeune femme a donc décidé d'arrêter tout traitement. Elle retourne à son domicile, et rend l'âme le 1er juin.
Sa mère, Madame York, est dévastée et se demande "si un diagnostic plus précoce aurait pu la sauver, mais elle aurait eu plus de chances."