Le chanteur Patrick Bruel fait l'objet d'une nouvelle plainte pour « tentative de viol », déposée cet été, portant à au moins 31 le nombre de plaintes visant l'artiste pour des faits de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel, commis entre 1991 et 2019. Selon un communiqué transmis à RTL mardi 18 août, il est « de retour en France après un bref séjour à l'étranger », son contrôle judiciaire ayant été assoupli depuis le 21 juillet, lui permettant de quitter le territoire national.
Une nouvelle plainte pour tentative de viol
L'information a été révélée par Myriam Guedj-Benayoun, avocate de plusieurs plaignantes, au micro de France Inter ce mercredi 19 août. Cette nouvelle plainte s'ajoute aux nombreuses autres déjà enregistrées contre le chanteur. Les avocats de Patrick Bruel, Céline Lasek, Fanny Colin et Christophe Ingrain, ont confirmé son retour en France dans un communiqué transmis à RTL.
Le contrôle judiciaire assoupli suscite des critiques
Avant ce communiqué, Carine Durrieu-Diebolt, avocate de l'une des plaignantes, avait dénoncé sur RTL le « traitement préférentiel » dont bénéficie le chanteur concernant l'allègement de son contrôle judiciaire. Elle avait également évoqué la réaction « outrée » de sa cliente, qui se demandait ce qu'elle devait faire pour que sa parole soit entendue. Les avocats de la défense précisent toutefois que Patrick Bruel ne bénéficie d'« aucun passe-droit », rappelant que le contrôle judiciaire ne constitue pas une sanction en droit.
Les obligations du chanteur sous contrôle judiciaire
Le chanteur est actuellement interdit de rentrer en contact avec les plaignantes et ne peut pas fréquenter les salons de massages. Il est également obligé de suivre des soins psychologiques et a dû verser 500 000 euros de caution à la justice. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre de son contrôle judiciaire, qui a été allégé le 21 juillet, lui permettant de voyager à l'étranger.
Cette nouvelle plainte intervient alors que Patrick Bruel est déjà visé par plusieurs plaintes pour des faits de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Les faits auraient été commis entre 1991 et 2019, selon les informations disponibles. L'affaire continue de susciter un vif intérêt médiatique et judiciaire, alors que les avocats des plaignantes et de la défense s'opposent sur les conditions du contrôle judiciaire.



