Les électeurs de Brissac (Hérault) sont appelés aux urnes le dimanche 4 octobre pour un nouveau scrutin municipal, après l'annulation du vote du 15 mars 2026 par le tribunal administratif. La campagne officielle débutera le 21 septembre à minuit et s'achèvera le 2 octobre à minuit. Deux listes s'affrontent à nouveau : « Unis pour Brissac » et « Tous Brissagols ».
Une annulation pour irrégularité dans le décompte
Le tribunal administratif a constaté une irrégularité dans le décompte des suffrages lors du scrutin de mars, liée à une procuration. La règle dans ce type de cas est de retirer une voix à la liste arrivée en tête. Ainsi, la liste « Unis pour Brissac », conduite alors par Gilbert Arnal, qui avait obtenu 199 voix contre 198 pour « Tous Brissagols » menée par Nathalie Rabou, s'est retrouvée à égalité (198 contre 198) après correction, ce qui a entraîné l'annulation du scrutin.
Le tribunal administratif ne retient toutefois aucune manœuvre de nature à altérer la sincérité du scrutin. L'annulation ne signifie donc pas qu'une fraude électorale a été établie lors du vote de mars.
Une délégation spéciale depuis juillet
Depuis juillet dernier, la commune est administrée par une délégation spéciale nommée par la préfecture, avec des pouvoirs limités à la gestion des affaires courantes et aux actes nécessaires au fonctionnement du service public. Cette situation a eu des conséquences concrètes : annulation de la fête votive, du marché nocturne estival et mise à l'arrêt de tous les projets en cours.
Pour le nouveau scrutin, les deux listes se présenteront à nouveau aux électeurs. Gilbert Arnal ayant choisi de ne pas se représenter, la liste « Unis pour Brissac » sera désormais conduite par Delphine Pongan, première adjointe sortante.
Un calendrier précis pour le vote
Les deux listes présenteront prochainement leurs programmes, leurs propositions et les dates des réunions publiques. Le scrutin aura lieu le dimanche 4 octobre de 8 heures à 18 heures, avec un éventuel second tour le 11 octobre. Ce nouveau vote doit permettre de sortir de la situation de blocage administratif et de redonner une pleine légitimité au conseil municipal.



