Le conseil municipal de Bormes-les-Mimosas s’est ouvert dans une ambiance électrique ce vendredi 5 juin 2026. Le maire François Arizzi a vivement recadré deux élues de l’opposition, leur reprochant d’avoir utilisé le monument aux morts comme décor pour promouvoir une robe après les commémorations du 8 mai. La séance a également permis d’aborder l’accessibilité du jardin du mimosa, les inscriptions au centre aéré et plusieurs dons pour le musée d’histoire.
Un hommage et des déclarations préliminaires
Réuni vendredi soir, le conseil municipal s’est ouvert sur un moment de recueillement. Les élus ont observé une minute de silence en hommage à François Devictor, ancien conseiller municipal de 1995 à 2014 qui s’est éteint en début de semaine. Avant d’aborder l’ordre du jour, avec l’élection des élus délégués et de leurs suppléants en vue de l’élection des sénateurs, le maire François Arizzi a tenu à faire deux déclarations préliminaires. La première portait sur la réussite du 1er Trophée de pétanque en hommage à Fernand Sardou, organisé par l’Amicale Bouliste de Bormes.
« C’est un manque de respect flagrant envers nos héros »
Mais l’atmosphère s’est rapidement tendue lorsque François Arizzi a évoqué un incident survenu lors de la cérémonie du 8 mai. Il a dénoncé une « mise en scène incompréhensible et indécente. Alors que nous commémorions la fin d’un conflit ayant coûté la vie à 65 millions de personnes, une mise en scène incompréhensible et tout à fait anormale a eu lieu. À l’issue de la cérémonie, devant les gerbes qui venaient d’être déposées, une élue de l’opposition, Madame Aurore De Lattre a utilisé le monument aux morts comme simple décor de défilé pour promouvoir une robe de sa boutique, avec pour modèle sa colistière Madame Stéphanie Aubert. C’est une confusion des genres qui, pour moi, est intolérable. Le monument aux morts n’est pas un studio de tournage. C’est un flagrant envers nos héros », a-t-il insisté.
Aurore De Lattre s’est défendue : « Je suis désolée si cela vous a choqués. C’était ma façon de rendre hommage. » Le maire a répliqué fermement : « Ce n’était pas la bonne façon. C’était vraiment déplacé. Je regrette aussi que cette mise en scène ait été publiée et saluée sur les réseaux sociaux par Madame Tropini, tête de liste de Bormes au cœur. » Magali Tropini a tenté de défendre son équipe, mais François Arizzi a clos l’échange : « Publier un défilé devant le monument aux morts, ça ne se fait pas. »
Questions d’accessibilité et d’inscriptions
L’opposition a ensuite posé deux questions. La première concernait l’accessibilité PMR (personnes à mobilité réduite) du jardin du mimosa. Le maire a rappelé les contraintes du site : « Dans un espace aussi exigu, et vu la configuration du village, il est malheureusement impossible d’aménager un accès PMR complet. » Magali Tropini a reconnu que le jardin du mimosa est très beau.
La seconde question portait sur les inscriptions au centre de loisirs pour août, certaines familles restant sans réponse. François Arizzi a expliqué que les confirmations définitives interviendraient après le 7 juin, date limite des désistements : « Beaucoup s’inscrivent sur toute la période puis se retirent. Nous devons attendre pour attribuer les places équitablement. » L’adjointe à la jeunesse, Pascale Mazzocchi, a rappelé la nécessité de mieux contrôler les justificatifs de domicile, certains enfants scolarisés à Bormes mais résidant au Lavandou ayant été inscrits par le passé.
Dons de mécènes et autres délibérations
Le conseil a ensuite adopté plusieurs délibérations à l’unanimité : acceptation de dons d’œuvres et d’archives destinés au Musée d’Histoire et d’Art de Bormes ; acceptation de dons de mécènes, dont 5 000 euros de Béatrice André et 10 000 euros des établissements Piersanti destinés au musée ; renouvellement de la convention avec l’association Animaux Sans Frontière pour la gestion des colonies de chats errants, avec un financement porté à 3 000 euros par an ; signature d’une convention avec le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) du Var pour accompagner la requalification et la végétalisation de la cour de l’école Jean-Moulin, aujourd’hui imperméabilisée à 76 %.



