Bordeaux : Trois jeunes portent plainte après une agression post-manifestation d'ultradroite
Trois jeunes hommes, âgés de 17 à 21 ans, ont officiellement déposé plainte après avoir été agressés à Bordeaux, dans la soirée du vendredi 20 février. Cet incident survient après leur participation à une manifestation organisée par l'ultradroite, qui avait rassemblé environ 150 personnes en hommage à Quentin Deranque, un militant d'extrême droite récemment tué à Lyon.
Une enquête ouverte pour violences aggravées
Le parquet de Bordeaux a rapidement réagi en ouvrant une enquête pour violences aggravées, précisant que les faits sont caractérisés par deux circonstances aggravantes : l'action en réunion et l'utilisation de dissimulations volontaires du visage par les agresseurs. « Les investigations ont été confiées à la division de la criminalité territoriale », a indiqué le parquet à la presse locale, confirmant ainsi le sérieux avec lequel les autorités judiciaires traitent cette affaire.
Le récit des plaignants
Selon les déclarations des trois jeunes hommes, l'agression s'est produite vers 21 heures, soit un quart d'heure après qu'ils aient quitté la manifestation vers 20h45. Alors qu'ils descendaient du tramway à la station Porte de Bourgogne, dans le centre-ville de Bordeaux, ils ont été pris à partie par un groupe d'une dizaine de personnes.
- La plupart des agresseurs avaient le visage dissimulé.
- Certains portaient des gants coqués, augmentant la dangerosité des coups portés.
- Les assaillants auraient crié « antifas Bordeaux » pendant l'agression.
Il est à noter que l'un des plaignants serait proche du groupuscule nationaliste-révolutionnaire La Bastide bordelaise, ajoutant une dimension politique complexe à cette affaire.
Des questions en suspens
Les enquêteurs se penchent actuellement sur plusieurs hypothèses pour comprendre les motivations de cette attaque. Les jeunes hommes ont-ils été suivis depuis la manifestation ? Ont-ils été spécifiquement reconnus par leurs agresseurs ? « Nous en sommes au début des investigations. Tout est en cours de vérification et d'exploitation. À ce stade, il n'y a pas eu d'interpellation », a précisé le parquet ce dimanche 22 février, soulignant le caractère préliminaire des recherches.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées, rappelant la nécessité d'une vigilance accrue lors des rassemblements publics et dans leurs suites immédiates. Les autorités judiciaires bordelaises poursuivent activement leurs investigations pour identifier les responsables de cette violence et établir les circonstances exactes de ces événements troublants.



