Un pan de falaise s'est brutalement effondré ce mercredi 24 juin 2026 au soir à proximité de la plage de Miramar à Biarritz, tuant une plongeuse de 33 ans et ensevelissant un autre homme. En plein épisode de canicule, les secours ont repris leurs recherches ce jeudi 25 juin sous haute surveillance, tandis que le nouveau maire Serge Blanco a interdit l'accès au secteur par arrêté municipal.
Un fracas « comme un coup de tonnerre »
Le sinistre s'est produit aux alentours de 20h20 au niveau du phare emblématique de la commune, alors que la plage de Miramar voisine était encore noire de monde en raison de températures étouffantes ayant dépassé les 40°C. Ce sont environ 2.000 mètres cubes de roche qui se sont brutalement détachés de la paroi pour s'écraser dans les flots.
Sur l'eau, les témoins décrivent une scène d'une rare intensité. Vincent Pariset, un père de famille en sortie paddle, raconte avoir entendu un bruit très sourd ressemblant à un coup de tonnerre avant de voir la falaise s'écrouler, projetant des geysers d'eau et générant une vague instantanée. Le trou désormais béant dans la paroi suscite la stupeur chez les habitués.
Une reprise des recherches sous haute surveillance
Dès mercredi soir, un dispositif massif composé d'une quarantaine de sapeurs-pompiers, de quatre plongeurs et d'un hélicoptère de la gendarmerie a été déployé en urgence. Ces efforts ont permis de localiser et de repêcher le corps sans vie de la jeune femme de 33 ans.
Le plongeur toujours porté disparu et la victime décédée sont tous deux originaires de la région, tout comme un troisième homme, retrouvé physiquement indemne mais dans un état de choc psychologique profond. Pris en charge par les secours, ce rescapé peinait à s'exprimer au moment d'indiquer la position de ses camarades.
Ce jeudi, la reprise des recherches s'est orchestrée dès 08h20 avec l'arrivée d'un premier zodiac de pompiers sur les lieux. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a toutefois exigé qu'une expertise approfondie de la stabilité de la falaise soit menée en amont afin d'éviter de nouveaux éboulements et de sécuriser le travail des plongeurs.
Une zone de danger pourtant signalée
Ce drame remet en lumière la délicate question du respect des périmètres de sécurité sur une côte fortement soumise à l'érosion. Le secteur de la plage Bernain, situé précisément entre le phare et Miramar, fait l'objet d'alertes permanentes. Des panneaux explicites indiquant « Zone dangereuse » et « Éboulements permanents » interdisent théoriquement tout accès au-delà des signalisations.
Plusieurs professionnels locaux redoutaient une telle catastrophe sous l'effet de la chaleur extrême et réclament désormais une interdiction stricte de la baignade à moins de 20 mètres des parois rocheuses.
Face à l'urgence et au risque imminent de nouvelles répliques, la municipalité a immédiatement durci le ton. Le nouveau maire de la ville, l'ancien international de rugby Serge Blanco élu en mars dernier, a signé un arrêté municipal interdisant formellement l'accès, la baignade et la navigation dans un périmètre strict de 300 mètres autour du pied de la falaise. Des barrières métalliques de chantier ainsi que des rubalises de la police nationale verrouillent désormais l'accès au phare et aux plages environnantes pour empêcher les curieux de s'approcher du site.



