Frédéric Beigbeder, écrivain et animateur, a exprimé sa solidarité avec Émilie Tran Nguyen, journaliste de France 5, suspendue après sa garde à vue pour acquisition et usage de cocaïne. Dans une interview au Parisien, il a comparé cette affaire à sa propre expérience en 2008, lorsqu'il avait été arrêté à Paris pour consommation de drogue sur la voie publique, sans subir de conséquences professionnelles.
Un précédent en 2008 sans répercussion
En janvier 2008, Frédéric Beigbeder avait été placé en garde à vue à Paris pour consommation de stupéfiants sur la voie publique. Cette affaire, largement relayée par la presse people, n'avait pas entravé sa carrière. Au contraire, il en avait tiré un livre, Un roman français, récompensé par le prix Renaudot en 2009.
Près de vingt ans plus tard, Émilie Tran Nguyen, 41 ans, a été mise à l'écart de France 5 après sa garde à vue le 14 juin pour « acquisition et usage de cocaïne ». Une différence de traitement que Beigbeder attribue à l'évolution de la société.
« Les temps ont changé »
« À l'époque où j'avais fait une garde à vue pour la même raison, on m'avait gardé partout. Cela prouve que les temps ont changé… C'est ainsi, la société évolue différemment », a-t-il déclaré au Parisien. L'auteur de L'Amour dure trois ans a souligné que « de mon temps, c'était considéré comme un problème de vie privée ».
Critiquant implicitement la décision de France 5, il a ajouté : « et, surtout, on attendait une décision de la justice avant de canceller (annuler) les gens… » Pour lui, la sanction est précipitée : « Là, on ne sait pas ce qui s'est passé, il n'y a pas eu de jugement, donc je trouve que c'est très sévère ».
Une solidarité assumée
Comme Christophe Hondelatte, qui avait défendu la journaliste au nom du respect de la vie privée, Frédéric Beigbeder a affirmé : « J'exprime ma solidarité avec cette jeune femme ». Il animera désormais Tous les goûts sont permis sur RTL le dimanche soir.
La Charte éthique de France Télévisions de 2018 stipule qu'un collaborateur ne doit pas travailler sous l'emprise de stupéfiants, mais que sa vie privée relève de sa propre responsabilité. Cette affaire relance le débat sur la gestion des erreurs de parcours des personnalités publiques.



