Au moins 30 personnes sont mortes dans l'effondrement d'une mine d'or artisanale en Centrafrique, selon un bilan provisoire communiqué par les autorités locales. L'accident s'est produit dans la localité de Ndassima, située dans la préfecture de Ouaka, au centre du pays. Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de retrouver d'éventuels survivants sous les décombres.
Un bilan provisoire qui pourrait s'alourdir
Le drame est survenu dans la journée de mardi 25 août, alors que des mineurs travaillaient dans une galerie souterraine. Selon le préfet de la Ouaka, Jean-Claude Mboli, l'effondrement a été provoqué par des pluies torrentielles qui ont fragilisé les parois de la mine. "Nous avons déjà extrait 30 corps, mais il y a encore des personnes portées disparues", a-t-il déclaré, ajoutant que le bilan pourrait s'alourdir dans les prochaines heures.
Les mines d'or artisanales sont nombreuses en Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres du monde, où l'exploitation minière constitue une source de revenus essentielle pour des milliers de familles. Cependant, les conditions de travail y sont souvent dangereuses, avec des normes de sécurité minimales et un manque d'équipements de protection.
Des opérations de secours difficiles
Les équipes de secours, composées de gendarmes et de volontaires, travaillent sans relâche pour tenter de retrouver les disparus. Les moyens mécaniques sont limités, et les recherches se font souvent à la pelle et à la pioche. "Nous faisons tout notre possible pour sauver des vies, mais les conditions sont très difficiles", a expliqué un secouriste sur place.
Cet accident relance le débat sur la régulation du secteur minier artisanal en Centrafrique. Le gouvernement a promis d'enquêter sur les causes exactes de l'effondrement et de renforcer les contrôles dans les mines. Selon des organisations non gouvernementales, des centaines de mines artisanales opèrent sans aucun respect des normes de sécurité, exposant les travailleurs à des risques élevés.
Un secteur minier sous tension
La Centrafrique possède d'importantes réserves d'or et de diamants, mais l'exploitation artisanale reste largement informelle. Les accidents meurtriers y sont fréquents, mais rarement documentés en raison de l'isolement des sites miniers et de la faiblesse des infrastructures. En 2019, un précédent effondrement avait déjà fait une vingtaine de morts dans la même région.
Les autorités centrafricaines ont appelé à la solidarité nationale pour soutenir les familles des victimes. Une cellule de crise a été mise en place pour coordonner les secours et organiser l'identification des corps. La communauté internationale, notamment les Nations unies, a exprimé ses condoléances et proposé une assistance technique si nécessaire.
L'effondrement de la mine de Ndassima met en lumière l'urgence d'une meilleure régulation du secteur minier artisanal en Centrafrique. Alors que les recherches se poursuivent, le gouvernement est sous pression pour prendre des mesures concrètes afin de prévenir de nouvelles tragédies. Le bilan définitif devrait être communiqué dans les prochains jours, une fois les opérations de secours terminées.



