Une cinquantaine de bénévoles et de proches ont participé ce dimanche 13 septembre 2026 à une battue citoyenne dans le Boréon, dans la Vésubie, pour retrouver Sonia, une randonneuse de 65 ans disparue depuis le 31 août. Malgré une mobilisation d'ampleur, les recherches n'ont pas permis de la retrouver. La famille, bien que consciente de la situation, garde l'espoir de la revoir.
Une mobilisation sans précédent
Le rassemblement était prévu sur le parking de Salèse, où Sonia avait garé sa voiture. Au petit matin, une cinquantaine de bénévoles et de proches se sont retrouvés sur place. Parmi eux, Thierry Poyet, randonneur, a répondu à l'appel solidaire : « Nous sommes des randonneurs, nous ne pouvons pas rester insensibles. C'est bien qu'il y ait du monde. »
Frédéric Dulys, membre d'un groupe de randonneurs, a exprimé sa déception quant à la participation : « Nous faisons partie d'un groupe de cinquante randonneurs et aujourd'hui, nous sommes seulement vingt... » Laurence Morelli Poyet, de retour de vacances, a expliqué : « Je n'avais pas le cœur à randonner pour mon plaisir. Participer aux recherches s'est imposé. On agit selon sa conscience. »
Des recherches intensives et organisées
Les bénévoles ont été répartis en groupes, par secteurs. Certains ont remonté vers le col de Salèse, d'autres ont emprunté des itinéraires plus escarpés. Ils ont même inspecté une ancienne mine, au cas où Sonia y aurait chuté. L'association Mission Trekkeurs, créée après la tempête Alex des 2 et 3 octobre 2020, a mobilisé 25 participants, armés de cordes et de talkies-walkies. Martial Lyonnais, président-fondateur de l'association, les décrit comme « des randonneurs aguerris qui mettent leur expérience au profit des autres ».
Quentin, pompier volontaire à Saint-Martin-Vésubie et spécialiste de drones, a également participé : « Ils avaient besoin de drones, on est là, on le fait. Il y a toujours de l'espoir de la retrouver vivante, mais plus le temps passe... »
Un espoir qui reste malgré tout
Katia, la sœur jumelle de Sonia, a exprimé sa gratitude : « Je les remercie de tout mon cœur. Ça m'a fait du bien de les voir ce matin. Ça m'a impressionné. Ils étaient motivés, concentrés, à l'écoute... C'est très réconfortant ! » Elle a également confié son état d'esprit : « Je sais qu'elle est dans le coin. Je sais surtout qu'elle n'est plus là... »
Katia a expliqué que depuis quelques jours, elle s'est « fait à l'idée ». Elle pense à sa mère, âgée de 90 ans, qui suit les recherches depuis Cannes : « Quand on est loin, on gamberge. Nous, ça nous aide, de marcher. C'est un peu un pèlerinage... »
Martial Lyonnais a témoigné de la difficulté de la journée : « Nous avons vraiment crapahuté. C'était très difficile, très pentu. Un groupe a eu des difficultés pour redescendre. Ils sont épuisés. » Il a ajouté : « Tout le monde est déçu. On espérait la trouver derrière un rocher ou une barre rocheuse. Mais on ne pouvait pas donner plus. Certains se sont même surpassés. On l'a fait pour Sonia, et pour Katia. »
Katia a dit sa reconnaissance envers « deux associations hyper performantes » et envisage de retourner sur les lieux. Elle espère le renfort d'un chien spécialisé. Elle a conclu : « Si tu n'as pas envie qu'on te trouve, on ne te trouvera pas... »



