Banquet du Canon français à Béziers : polémique au conseil municipal
Banquet du Canon français : polémique au conseil de Béziers

Ce mardi 7 juillet, le conseil municipal de Béziers a été le théâtre d'un vif échange autour de la troisième édition du banquet du Canon français, prévue les 18 et 19 septembre prochains aux arènes. L'élue d'opposition Catherine Vandroy (Rassembler Béziers) a vivement critiqué le partenariat entre la Ville et cette société privée, rachetée par le milliardaire ultra-conservateur Pierre-Edouard Stérin.

Un soutien municipal jugé contestable

La délibération portait sur une convention de partenariat par laquelle la municipalité prête gracieusement du matériel logistique : 225 tables, 1 700 chaises, 500 barrières et 12 containers, pour les deux journées. De plus, la commune prend en charge les moyens de sécurité pour le 19 septembre. La Ville justifie cet accompagnement par "l'intérêt local manifeste de cet événement qui participe à la valorisation du patrimoine biterrois, contribue à l'attractivité touristique de la ville et valorise les produits locaux". En contrepartie, le Canon français doit remettre 50 invitations pour chaque banquet.

Le prix du ticket en question

Catherine Vandroy a contesté le caractère populaire de la manifestation : "Le ticket d'entrée s'élève à près de 80 €. Comment peut-on parler d'événement culturel grand public ? Béziers est une des villes les plus pauvres de France, où près de la moitié des enfants vit sous le seuil de pauvreté." Elle a également dénoncé le fait que les recettes "visent à remplir les poches d'un milliardaire qui refuse de payer ses impôts en France", et rappelé les débordements, violences et propos racistes survenus lors d'un banquet à Caen.

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La réponse cinglante de Robert Ménard

Le maire Robert Ménard, agacé, a répliqué : "J'aime le Canon français." Il a contre-attaqué en accusant Catherine Vandroy d'antisémitisme, exhumant des propos tenus lors de son premier mandat : "Vous n'aviez pas besoin de boire pour tenir des propos antisémites." Il a comparé le prix du banquet à celui de la fête de l'Humanité (55 à 70 € le pass trois jours) et affirmé : "Les Biterrois aiment cette fête, alors non seulement on autorisera cette fête mais je me rendrai pour la troisième fois au Canon français parce que, contrairement à vous, je suis attaché aux libertés."

Réactions et suite

Le groupe Rassembler Béziers a voté contre la délibération. À l'issue du conseil, Catherine Vandroy a qualifié l'attaque de Robert Ménard de "pure vilénie" et a décidé de ne la considérer qu'avec "mépris". Les 18 et 19 septembre, Béziers accueillera donc une double dose du Canon français, avec plus de 1 500 convives attendus chaque jour.

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