Le canal du Val de Cagne, situé face au camp des gens du voyage sédentarisés des Caraïbes 2 (chemin du Val de Cagne) à Cagnes-sur-Mer, souffre d'une pollution avérée. Le constat est sans appel et confirme les analyses d'eau dévoilées par Philippe Touzeau-Menoni, conseiller municipal d'opposition (divers centre) à Cagnes-sur-Mer.
Le maire admet la responsabilité du camp
« L'eau est polluée à cause du camp des Caraïbes 2 », admet le maire (RN) Bryan Masson. Il tient toutefois à rassurer les riverains en précisant qu'il s'agit des « eaux usées, des eaux des toilettes » et que cette situation « n'a rien à voir avec la pollution marine qu'on peut rencontrer parfois ».
Ce campement, prévu pour être provisoire, a été installé après les intempéries de 2019 afin de sécuriser 46 familles. Leur nombre n'a pas varié depuis, mais les structures familiales se sont densifiées avec l'ajout de bungalows.
Des investissements contestés
« Je n'ai rien à cacher. Ce n'est pas moi qui ai engagé 1,5 million d'euros depuis 2019 », souligne Bryan Masson, évoquant « les frais d'électricité, d'aménagement et d'entretien à la charge de la Ville ».
Dans l'attente d'une solution pérenne, la municipalité a récemment ordonné le nettoyage des abords du site. « On a fait nettoyer toute la rive, on a retiré les cinq épaves. Je ne souhaite plus que ce soit le désordre », insiste l'édile, affirmant avoir « un regard extrêmement vigilant ».
Un projet immobilier pour le relogement
La sortie de crise repose sur le projet immobilier sur l'emplacement des Caraïbes 1 (ancien camping des Caraïbes, chemin des Salles) porté par le bailleur social Erilia. Ce nouveau lotissement devrait permettre de reloger les habitants d'ici la fin 2027. Une fois le terrain Caraïbes 2 libéré, la Ville s'engage à procéder à une « dépollution du terrain » et une « remise aux normes » pour faire cesser la pollution.
Le site, qui appartient à la mairie, pourrait ensuite être transformé en lieu de stockage agricole ou laissé à l'état naturel. « Le Val de Cagne doit être préservé, c'est une volonté politique », conclut Bryan Masson.



