Près de trois semaines après le « banquet normand » organisé par le Canon Français au parc des expositions de Caen, la polémique ne faiblit pas. Vingt commerçants du centre-ville ont adressé une lettre au maire, Aristide Olivier, pour dénoncer les agissements de participants « aussi alcoolisés qu’agressifs ».
Des témoignages alarmants
Le 18 avril 2026, 4 000 personnes se sont réunies pour un déjeuner autour du terroir français. Mais de nombreux témoignages font état de débordements. Un serveur d’un bar, souhaitant garder l’anonymat, raconte : « Ils sont arrivés en terrasse, en hurlant, en provoquant les clients. On a évité plusieurs bagarres. On a clairement entendu des injures racistes, sexistes et homophobes. » Le patron d’un restaurant voisin affirme même avoir vu « des signes qui s’apparentent à des saluts nazis ».
Réactions politiques et enquête en cours
Le député PS du Calvados, Arthur Delaporte, a adressé un signalement au procureur de la République. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des participants effectuant des gestes évoquant des saluts nazis. Le procureur Joël Garrigue confirme : « Une enquête est en cours. » Le maire de Caen, Aristide Olivier, déclare : « Cette enquête va permettre d’objectiver précisément les responsabilités de chacun. »
Un contexte polémique récurrent
Le Canon Français, organisation financée en partie par le milliardaire ultra-conservateur Pierre-Édouard Stérin, avait déjà suscité la polémique dans d’autres villes françaises. Ce nouvel incident relance le débat sur ces rassemblements.



