Éric Brou, un jeune Ivoirien de 22 ans résidant en Moselle, a obtenu son baccalauréat professionnel en hygiène propreté et stérilisation avec une moyenne de 15,69 et la mention bien. Malgré une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée (CDI) comme agent de stérilisation dans un hôpital, il ne peut pas travailler en raison de l'absence de titre de séjour. La préfecture de Moselle n'a pas encore répondu aux demandes de régularisation déposées en sa faveur.
Un parcours migratoire semé d'embûches
Né en 2004 à Béoumi, dans la province de Bouaké, en Côte d'Ivoire, Éric a quitté son pays pour des raisons non précisées. Il a transité par le Mali, l'Algérie et le Maroc avant de traverser la Méditerranée à bord d'un canot pneumatique clandestin jusqu'à l'Espagne. De là, il a rejoint Bayonne, Paris, Strasbourg puis Metz, où il s'est installé. En France, il a d'abord obtenu un CAP agent de propreté et hygiène en 2023, accompagné d'une promesse d'embauche, avant de poursuivre vers le bac professionnel.
Un dossier administratif bloqué
Malgré ses résultats scolaires exceptionnels et le soutien de son établissement, Éric se heurte à un mur administratif. Sa professeure principale a déclaré : "Son souci administratif, on le connaît, on a d'ailleurs fait une lettre de recommandation en préfecture de Moselle (le 4 novembre 2025, NDLR), mais on n'a pas de retour. En classe, c'est l'élève que souhaite un enseignant, il est dans le haut du panier, régulièrement premier. C'est un jeune poli, correct, respectueux et surtout il cherche à comprendre et quelle abnégation : il n'a été en retard qu'avec les grèves de train alors qu'il venait tous les jours de Metz."
Des démarches multiples sans réponse
La responsable de la stérilisation de l'hôpital a également adressé un courrier à la préfecture le 11 juin 2026, demandant un visa de travail et un titre de séjour pour Éric. Ce courrier s'appuie sur l'arrêté du 21 mai 2025 (L 414-13 du CESEDA) qui permet la délivrance de titres de séjour dans les secteurs en difficulté de recrutement, comme la stérilisation hospitalière. La préfecture a accusé réception du courrier, mais aucune réponse n'a été donnée à ce jour. Éric reste donc dans l'attente, ne sachant pas s'il pourra concrétiser son embauche et débuter sa vie professionnelle.



