Attente de 2027 pour un neurologue : le cri d'alarme d'un octogénaire
Attente de 2027 pour un neurologue : le cri d'un octogénaire

Atteint d’une maladie neurologique évolutive suspectée, un octogénaire installé dans le Forez dénonce les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous médical. Son prochain rendez-vous en neurologie au CHU de Saint-Étienne est fixé à février 2027.

Un parcours médical semé d’embûches

Sur la table de son salon, Jean a posé une lettre de son médecin traitant destinée à son futur neurologue. Un courrier médical parmi d’autres dans la vie de cet homme de plus de 80 ans, déjà marqué par deux cancers, du pancréas puis des bronches et du poumon, et aujourd’hui confronté à une maladie neurologique qui grignote peu à peu son quotidien. Comme le raconte Le Progrès, cet ancien cheminot souffre depuis plusieurs années d’une neuropathie qui touche ses jambes. Avec le temps, les symptômes se sont aggravés : fourmillements, perte de force dans les bras, difficultés à se déplacer. Pour soulager ces douleurs, il prend quotidiennement des médicaments.

Une maladie rare suspectée

Dans le courrier adressé au spécialiste, son médecin évoque la possibilité d’une maladie de Charcot-Marie-Tooth axonale, une maladie génétique neuromusculaire évolutive qui atteint les nerfs périphériques. « Ça n’a rien à voir avec Charcot », tient-il à préciser auprès de nos confrères. Même si cette pathologie n’engage pas directement le pronostic vital, elle peut fortement altérer la mobilité.

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Des délais d’attente ubuesques

Le problème, c’est l’attente. Malgré l’urgence ressentie par le patient, son rendez-vous au CHU de Saint-Étienne n’est prévu que le 10 février 2027. Amaigri par la maladie, il explique ne plus peser que 57 kg pour 1,87 mètre. D’après nos confrères, Jean a également tenté d’obtenir un rendez-vous au CHU de Clermont-Ferrand, sans davantage de succès. Quant à Lyon, il n’a même pas essayé : « Ce doit être la même chose », estime-t-il.

Un désert médical pour les spécialistes

Dans son village, un cabinet médical et un centre dentaire ont bien ouvert récemment. « C’est déjà ça », glisse-t-il. Mais d’après nos confrères, aucun neurologue n’exerce à proximité. Cette situation illustre les difficultés d’accès aux soins spécialisés dans les zones rurales, où les patients doivent parfois attendre plusieurs années pour un diagnostic.

« Je n’y vais pas pour petit bobo », lance Jean, résigné mais déterminé à obtenir des réponses sur sa maladie. En attendant février 2027, il continue de vivre avec ses douleurs et l’incertitude, soutenu par sa famille et son médecin traitant.

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